lundi 23 octobre 2017

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EADS s’oppose à l’admission de la Russie à la direction du groupe

Ria Novosti

vendredi 15 septembre 2006, sélectionné par Spyworld

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Les dirigeants d’EADS ont, enfin, réagi à l’apparition d’un nouvel actionnaire du consortium en la personne de la Vneshtorgbank russe. Les coprésidents du groupe aérospatial européen ont déclaré poliment, mais clairement, qu’ils n’avaient pas l’intention d’admettre la Russie à la direction d’EADS. Mais les experts russes prévoient que les pourparlers avec les Européens sur les formes de coopération se poursuivront.

Il a été convenu par les actionnaires de référence que les investisseurs étrangers ayant acheté des actions d’EADS sur le marché interbancaire ne peuvent pas priver ces actionnaires de leurs droits majoritaires, lit-on dans une déclaration des coprésidents du Conseil des directeurs d’EADS, Manfred Bishoff (il représente les intérêts de DaimlerChrysler) et Arnaud Lagardère.

Compte tenu de ces droits, il est impossible d’entrer au conseil sans bénéficier du soutien de DaimlerChrysler ou du gouvernement français. Selon les statuts, seuls ces deux actionnaires ont le droit de vote lors du choix des membres du conseil. Selon les statuts, chacun d’entre eux a le droit de nommer ses quatre candidats et un candidat indépendant. Le conseil compte 10 directeurs.

La Russie n’a pas réagi jeudi à la déclaration d’EADS, bien qu’elle ait été publiée à une semaine de la rencontre entre Vladimir Poutine, la chancelière d’Allemagne Angela Merkel et le président français Jacques Chirac, au cours de laquelle il sera probablement question de la présence de la Russie parmi les actionnaires d’EADS.

"La réaction négative des dirigeants d’EADS ne signifie pas que la porte soit fermée pour la Russie, a déclaré un top-manager d’une des compagnies aéronautiques russes. La transaction de Vneshtorgbank porte le dialogue sur la coopération éventuelle avec les Européens à un niveau tout a fait différent : quoi qu’il en soit, les actionnaires d’EADS devront en tenir compte".

Théoriquement, les représentants russes peuvent accéder au Conseil des directeurs, même si les statuts actuels restent en vigueur : ils peuvent être élus directeurs indépendants", estime le représentant d’une compagnie aéronautique, en ajoutant que toutes les mesures nécessaires demanderont du temps.

"Les pourparlers sur les formes de coopération se poursuivront, estime également Marina Alekseenkova, analyste de Renaissance Capital. Le groupe EADS est également intéressé à son extension en vue de renforcer ses positions sur le marché russe où les frais sont plus bas qu’en Europe".


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