lundi 16 octobre 2017

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Italie : arrestation de 20 personnes dans le cadre d’une enquête sur des écoutes à Telecom Italia

AP

mercredi 20 septembre 2006, sélectionné par Spyworld

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La police italienne a annoncé mercredi avoir arrêté 20 personnes, dont un ancien dirigeant de Telecom Italia et des policiers, dans le cadre d’une enquête sur des écoutes téléphoniques illégales et le partage illégal d’informations confidentielles.

Parmi les personnes interpellées figurent notamment l’ancien chef de la sécurité à Telecom Italia, Giuliano Tavaroli, ainsi que le directeur d’une agence de détectives privés de Florence, Emanuele Cipriani, ont précisé les Carabiniers de Milan mercredi.

Les 20 personnes ont été mises en examen pour association criminelle à des fins de corruption et d’abus de pouvoir, selon la police. Trois d’entre elles ont été assignées à résidence.

Selon les enquêteurs, Giuliano Tavaroli aurait illégalement obtenu des informations confidentielles (registres légaux, numéros de comptes bancaires...) par le biais de l’agence d’Emanuele Cipriani et grâce à l’intervention de membres des services de l’Etat italien, notamment de la police financière.

La police a expliqué qu’elle tentait toujours de découvrir pourquoi Giuliano Tavaroli avait cherché à obtenir ces renseignements, et ce qu’il comptait en faire. Les enquêteurs ont saisi des comptes bancaires au Luxembourg et en Suisse, sur lesquels Tavaroli aurait payé Cipriani.

Concernant les écoutes illégales pratiquées à Telecom Italia, la police a indiqué que plusieurs stars du sports, célébrités et employées de l’entreprise avaient été écoutées.

Les interpellations ont eu lieu à Milan, Florence, Bologne et Turin. L’année dernière, le parquet de Milan avait ouvert une enquête sur des écoutes illégales et conclu que plusieurs employés de Telecom Italia, dont Tavaroli, étaient impliqués.

Une des ramifications de cette enquête a également conduit à la démission du ministre de la Santé de l’époque, Francesco Storace, impliqué dans ces écoutes et accusé d’espionnage sur ses adversaires lors d’une élection locale l’année dernière. Storace appartenait au gouvernement dirigé par l’ancien président du Conseil Silvio Berlusconi.


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