mercredi 18 octobre 2017

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Un drone pour surveiller les violences urbaines ?

LCI.fr

jeudi 21 septembre 2006, sélectionné par Spyworld

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Un engin prêté par l’armée a déjà survolé la Seine-Saint-Denis pour guetter d’éventuels troubles, affirme un responsable syndical de la police.

Un drone a-t-il été utilisé pour repérer surveiller d’éventuelles violences urbaines en Seine-Saint-Denis ? Patrice Ribeiro, un des responsables de Synergie (deuxième syndicat d’officiers de police), l’affirme ; il l’a annoncé sur l’antenne de LCI jeudi, et son témoignage a été confirmé par d’autres sources policières. Pour sa part, le ministère de la Défense dément.

Première version : selon des sources policières, le survol aurait eu lieu le 14 juillet, pour guetter les troubles pouvant survenir en marge des festivités. Le drone utilisé aurait été mis à disposition du directeur de la sécurité publique de Seine-Saint-Denis par l’armée de l’air française. Il aurait "brièvement survolé le département à basse altitude et de nuit" mais "pas dans sa partie est afin de ne pas gêner les fréquences" des services secrets, et "ce à leur demande."

"Une expérimentation pas très concluante"

Au cours de cette mission, toujours selon ces sources policières, cet avion radio-guidé sans pilote, très discret, était chargé de la surveillance des cités HLM sensibles notamment. Ce survol était une "expérimentation" qui, selon elles, "n’a pas été très concluante ni très probante."

Selon l’une de ces sources, un drone de même type avait également surveillé le sommet du G8 qui s’était tenu en France, à Evian, en juin 2003. Lors de ce sommet, des drones Hunter, de fabrication franco-israélienne et employés par l’armée de l’air, avaient été déployés dans le cadre du dispositif de sûreté aérienne.

Sans nier formellement l’utilisation d’un drone en banlieue parisienne, le ministère de la Défense donne pour sa part une version significativement différente. Il indique que le vol, qui était un simple "test" (aucune mention d’une mission de surveillance), a eu lieu non pas en Seine-Saint-Denis, mais en Seine-et-Marne ; non pas au-dessus de zones urbaines et de HLM, mais de zones rurales. Quant à la date de ce vol, le ministère mentionne seulement "courant juillet", sans évoquer la fête nationale. Le colonel Philippe Schmitt, responsable de la communication du gouverneur militaire de Paris a pour sa part "formellement démenti" la présence d’un drone de l’armée le 14 juillet au-dessus de la Seine-Saint-Denis.


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