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Equipements militaires : accord d’assistance mutuelle entre pays européens

AFP

vendredi 22 septembre 2006, sélectionné par Spyworld

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L’Agence européenne de défense (EDA) a annoncé mercredi qu’en cas d’urgence tout pays membre pourra demander à ses alliés européens de lui fournir rapidement les équipements dont ses troupes auraient besoin.

"Les Etats membres se sont engagés à faire tout leur possible pour satisfaire les demandes de biens et services que leur adresserait un autre Etat membre confronté à une urgence, une crise ou un conflit armé", a indiqué l’EDA dans un communiqué, à l’issue d’une réunion de son comité exécutif, formé des directeurs nationaux de l’armement et d’un représentant de la Commission européenne.

Les pays européens pourraient "puiser dans leurs propres stocks en cas de nécessité", ajoute l’EDA.

"A titre d’exemple, les pays européens pourraient être sollicités pour envoyer des matériels qui manqueraient aux troupes françaises engagées au Liban", a expliqué à l’AFP une source proche de l’EDA.

Vingt-deux pays sont concernés par cet accord immédiatement exécutoire : les pays de l’Union européenne sauf le Danemark, qui n’est pas membre de l’EDA, et l’Espagne et la Hongrie, qui y siègent, mais n’ont pas adhéré au récent "Code de conduite" européen pour améliorer la transparence et la concurrence sur la fourniture de matériel militaire.

Entré en vigueur le 1er juillet, ce code de conduite prévoit notamment des échanges d’informations et l’affichage sur un site internet commun de l’EDA des appels d’offre pour les équipements militaires des différents pays, sur une base volontaire.

Huit des 22 pays concernés, dont l’Allemagne, la France et le Royaume uni, ont déjà eu recours à ce système en rendant accessibles aux autres pays leurs appels d’offre sur le site prévu à cet effet par l’EDA, a indiqué le directeur exécutif de l’EDA, Nick Witney.

Les appels d’offre qui ont été chiffrés sont d’un montant d’un milliard d’euros, mais la valeur du total dépasse vraisemblablement les deux milliards d’euros, a-t-il estimé.

Les directeurs de l’armement ont également discuté du "défi" que représente le renforcement de la base industrielle et technologique de l’appareil de défense des pays européens, dans un contexte défavorable.

Les budgets de la défense stagnent et le marché européen, très fragmenté, devrait être consolidé, estime l’EDA, qui n’en est encore qu’à un stade très préliminaire de ses études sur le sujet.

"Il est clair que les tendances actuelles risquent d’affaiblir et non de renforcer la base industrielle et technologique de la défense" européenne, a déclaré Eero Lavonen, qui présidait la réunion en l’absence du président en titre de l’EDA, Javier Solana, Haut représentant de l’UE pour la politique extérieure.


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