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Les armes n’assurent pas à elles seules la combativité de l’armée

Ria Novosti

mardi 26 septembre 2006, sélectionné par Spyworld

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La puissance combative de l’armée ne dépend pas que des effectifs et de la quantité des armements modernes. Sans les équipages bien formés, le matériel se transforme en tas de métal rouillé. Ces jours-ci, après la fin des exercices dans les environs d’Orenbourg, le ministre russe de la Défense Sergueï Ivanov a promis que les frais de formation au combat s’accroîtraient de plus d’un quart pour atteindre 24 milliards de roubles (un euro équivaut à 34,15 roubles).

Cette somme, permettra-t-elle de perfectionner la maîtrise militaire ? D’après les données du laboratoire d’économie militaire de l’Institut d’économie de la période transitoire, l’année prochaine, la norme de parcours d’un char sera de 300 km par an, le total d’heures de vol sera de 60 heures pour un jeune pilote et d’environ 40 pour un pilote expérimenté. C’est un progrès important par rapport à la norme précédente des années 90. Cependant, un char de l’armée américaine doit parcourir au moins 1400 km, un char français, plus de 1000 km. La norme moyenne d’un pilote de l’aviation de l’armée américaine est d’environ 160 heures par an, de la Navy de 210 heures. Dans les forces aériennes françaises, la norme est de 170 heures. Même les pilotes de l’Ukraine et du Kazakhstan passent dans le ciel 120 à 150 heures par an.

Ces dernières années, le ministère russe de la Défense n’a pas de problèmes du financement. En 2006, les dépenses budgétaires pour la défense constitueront 667 milliards de roubles, en 2007, il est prévu de les porter à 800 milliards de roubles (environ 23,5 milliards d’euros). En France, en 2006, les dépenses du chapitre "défense nationale" seront de 46,8 milliards d’euros. En Ukraine, cet indice est de 1,5 milliard de dollars, au Kazakhstan, de 600 millions de dollars. La part des frais de formation au combat dans le budget militaire russe - environ 3 % - est sensiblement inférieure non seulement à celle des Etats-Unis et de la France (8 % à 9 %), mais aussi à celle des pays de la CEI (Communauté des Etats indépendants).

Comment expliquer cet état de choses ? Il ne s’agit pas seulement de l’absence de transparence et de la dépense du budget militaire à d’autres fins. Selon les experts, les généraux russes ont souligné à juste raison la nécessité de rénover le matériel de guerre, les armements et de créer de nouvelles technologies militaires. Cependant, ils ont qualifié les sommes affectées aux besoins courants, y compris la formation des troupes au combat, de "budget inutile". Un exemple de négligence envers la formation des effectifs avait été fourni en été 1941, lorsque les nouveaux avions soviétiques de l’Armée de l’Air n’avaient pu décoller et qu’il n’y avait personne pour réparer les chars.


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