lundi 11 décembre 2017

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Scandale des écoutes : un ex-responsable du renseignement mis en cause

AFP

mardi 26 septembre 2006, sélectionné par Spyworld

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L’ex-numéro trois du service de renseignement militaire italien, déjà mis en cause dans l’enlèvement d’un imam égyptien à Milan, fait l’objet d’une enquête dans l’affaire des écoutes illégales qui secoue actuellement la péninsule, affirme mardi le Corriere della Sera.

Marco Mancini, ex-numéro trois du Sismi (Service de renseignement militaire), a été « placé sous enquête » pour complicité présumée avec Giuliano Tavaroli, ancien responsable des systèmes de sécurité du groupe Telecom Italia et personnage-clef de l’affaire des écoutes illégales instruite à Milan, selon le quotidien italien.

Marco Mancini a été arrêté le 5 juillet dans le cadre de l’enquête sur l’enlèvement en février 2003 de l’imam d’une mosquée de Milan, Abou Omar, auquel aurait également participé 26 Américains, membres de la CIA et dont la justice italienne a demandé en juillet l’extradition.

Après son enlèvement effectué avec la complicité présumée d’agents du Sismi, l’imam a été transféré en Egypte où il a été torturé. Cette affaire est également instruite à Milan.

Dans le scandale des écoutes illégales, le chef d’accusation présumé contre Mancini serait celui de participation à une « association de malfaiteurs ».

Lors de l’interrogatoire qui a suivi leur arrestation mercredi, Tavaroli et son principal complice présumé, Emmanuele Cipriani, ont simplement reconnu que Mancini était « un ami de plus de 20 ans ».

Dans les motivations de leur ordonnance ayant conduit à l’arrestation de 21 personnes au total, les juges soulignent toutefois que le réseau illégal d’écoutes mis en place par les deux hommes était aussi alimenté par des informations confidentielles des services de renseignement.

Selon cette ordonnance, deux téléphones portables de Tavaroli et Cipriani, avaient déjà été utilisés par des agents du Sismi, a indiqué mardi à la Repubblica le ministre de l’Intérieur Giulano Amato.

Le système d’écoutes clandestines, mis en place en 1997 pour contrôler les employés de Telecom Italia et de Pirelli, deux des plus grands groupes italiens, se serait ensuite développé pour toucher des politiques, des hommes d’affaires, des entrepreneurs, des joueurs de football ou des personnalités du spectacle.

Les juges cherchent notamment à déterminer « à quoi et à qui » servaient les centaines de dossiers compilés par les deux hommes.


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