vendredi 15 décembre 2017

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L’Otan incite les alliés à dépenser le minimum requis pour leur défense

AFP

vendredi 29 septembre 2006, sélectionné par Spyworld

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Le secrétaire général de l’Otan Jaap de Hoop Scheffer a "dû insister" vendredi auprès des ministres de la Défense alliés pour que les budgets militaires de leurs pays atteignent au moins le plancher de 2% de leur produit national brut (PNB). En 2005, selon les statistiques de l’Otan, 18 de ses 26 pays membres étaient en dessous de la barre. Un 19ème, qui n’a pas d’armée, l’Islande, ne figure pas dans les statistiques de l’Otan.

Depuis les années 90, après la fin de la guerre froide, les alliés ont quasiment tous baissé leurs dépenses militaires pour engranger ce que l’on a appelé les "dividendes de la paix". L’Otan incite ses membres à au moins respecter un minimum de 2% du PNB.

Les sept pays qui, toujours en 2005, ont atteint ou dépassé ce minimum sont dans l’ordre décroissant les Etats-Unis (3,8%), la Turquie (3,2%), la Grèce 3,1%), la France et la Bulgarie (2,5%), le Royaume Uni (2,3%) et la Roumanie (2%). L’Italie n’en est pas loin (1,8%), mais d’autres pays riches comme l’Allemagne (1,4%) et le Canada (1,1%) restent à bonne distance.

"Je suis souvent embarrassé quand je rends visite à des pays partenaires (mais non membres de l’Otan) ou candidats à l’adhésion qui dépensent beaucoup plus", a déclaré M. de Hoop Scheffer à la presse à l’issue d’une réunion des ministres de la Défense de l’Otan à Portoroz (sud de la Slovénie).

"Quand je leur dis +s’il vous plaît, continuez à faire ce que vous faites+, ou +augmentez votre budget de la Défense+, en même temps une petite voix à l’arrière de ma tête me dit que bien des alliés ne respectent pas, et de loin, cet objectif". "Je sais que cela ne peut pas arriver du jour au lendemain (...) mais cette fois-ci, j’ai dû insister", a-t-il dit.

Le ministre français de la Défense, Michèle Alliot-Marie, notamment, a plaidé dans le même sens, a-t-on indiqué de source diplomatique.

Au cours de cette réunion ministérielle, les alliés ont eu beaucoup de mal à trouver des renforts pour l’Afghanistan, invoquant soit l’extrême fardeau pesant déjà sur leurs armées en raison de nombreuses opérations extérieures dans les Balkans, au Moyen-Orient ou en Afrique, soit la modicité de leurs moyens militaires.

Cet objectif de 2% sera sans doute rappelé au sommet de l’Otan à Riga, fin novembre.


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