samedi 16 décembre 2017

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Surveillance : à la recherche de la discrétion

Jean-Jacques Cécile, CF2R.org

vendredi 29 septembre 2006, sélectionné par Spyworld

La société bretonne Tecknisolar-Seni a, encore une fois dans le cadre du salon d’armements EuroSatory 2006, démontré son intérêt envers la mise à profit du mimétisme dans la recherche d’une discrétion maximale s’agissant de la conception de systèmes de surveillance ; elle a en ce sens présenté à cette occasion un oiseau-drone ainsi qu’une bûche munie d’une caméra miniaturisée. Déjà exposé dans le cadre de Milipol 2005, l’oiseau-drone à ailes battantes peut, à la demande, être conçu en imitant extérieurement l’apparence d’un grand volatile terrestre ou marin ; dans cette dernière configuration, il a notamment suscité l’intérêt de la Marine nationale. D’une envergure de 1,90 mètre, le démonstrateur est pour autant encore très loin d’un engin opérationnel : nombre de problèmes restent à résoudre avant de voir un jour une mouette artificielle espionner discrètement au profit d’un navire. En premier lieu, la maîtrise du vol artificiel avec un système à ailes battantes est loin d’être assurée. La bûche de surveillance résulte d’une idée plus prosaïque mais n’est pas pour autant aussi originale qu’il y paraît de prime abord : de tels systèmes sont d’ores et déjà commercialisés dans les pays anglo-saxon notamment pour assurer la protection des résidences secondaires isolées contre le vol. Même si la société reste très discrète, l’analyse des clichés du prototype exposé permet de déterminer que la caméra miniature est logée dans une sorte de « tourelle à éclipse » fonctionnant toutes proportions par ailleurs gardées à l’exemple des tourelles de ce type qui équipaient les ouvrages défensifs de la ligne Maginot. La solution anglo-saxonne est quant à elle plus logique : l’axe de l’objectif est dans l’axe de la bûche et assure la surveillance au moyen d’un orifice d’apparence naturelle. Cette dernière solution technique présente cependant un inconvénient : la caméra n’est pas orientable en site comme en gisement. Autant qu’il est permis d’en juger, la caméra intrinsèque de la bûche développée par Tecknisolar-Seni possède au contraire une possibilité de débattement limité sur ces deux axes.


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