dimanche 17 décembre 2017

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L’Elysée valide la chaîne d’information internationale

Paule Gonzalès, le Figaro

dimanche 20 mars 2005, sélectionné par Spyworld

Patrick Le Lay, le président de TF 1, et Marc Tessier, celui de Francetélévisions, ont passé hier, à l’Elysée, leur grand oral sur le dossier de la future chaîne d’information internationale. Leur but ? Prouver au président de la République, à qui le projet tient particulièrement à coeur, que tout est fin prêt et que la CII n’attend que le feu vert de Bruxelles le 15 avril prochain pour exister.

Pendant une trentaine de minutes environ et sans être interrompus, les deux dirigeants ont détaillé leur projet. Une prestation suffisamment convaincante pour satisfaire sur le fond Jacques Chirac. Ce dernier était entouré de Maurice Ullrich, son conseiller, d’Alain Seban, conseiller pour le secteur communication, de Valérie Terranova, chargée de mission, et de Maurice Gourdault-Montagne, en charge de la cellule diplomatique. Le président de la République a rappelé aux deux responsables qu’il souhaitait que cette chaîne internationale ait une dimension européenne forte. De plus, il a insisté sur l’importance des langues étrangères.

Le projet actuel prévoit une diffusion en français, et des modules en anglais d’environ trois heures dès sa création. Si le gouvernement ne renonce pas à l’idée d’une diffusion en arabe, il préfère en retarder le lancement essentiellement en raison du coût.

Quant aux structures juridiques et financières, elles sont quasi bouclées. les statuts sont ceux d’une société anonyme, TF 1 et Francetélévisions détenant chacune la moitié des parts moins une action, le solde revenant au futur président de la chaîne. Pour 2005, la loi de finances a prévu un budget de 30 millions d’euros pour atteindre 70 millions d’euros en rythme de croisière. Cependant, TF 1 souhaite sécuriser sa situation. Patrick Le Lay aurait négocié des clauses de sortie lui permettant de se retirer du projet dans un certain nombre de cas et de vendre ses parts à Francetélévisions, à moins qu’elles ne soient directement rachetées par l’Etat.

Reste la question de celui à qui il reviendra de diriger ce projet. Un consensus autant politique que professionnel s’est dégagé autour du nom de Jean-Pierre Elkabbach qui apparaît comme le seul candidat sérieux. Pour l’instant, celui qui est aussi président de Public-Sénat, chroniqueur et conseiller particulier d’Arnaud Lagardère, réserve sa réponse. Joint par nos soins, il rappelle que la CII est « une bonne initiative qui vient de loin. Elle devrait rassembler. Elle fait son chemin. Ne la gâchons pas en brûlant les étapes. La CII est un enjeu tel qu’il interdit la confusion, l’impatience et la précipitation. Aujourd’hui, il faut rassembler pour rendre ce projet viable et efficace ».


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