mardi 17 octobre 2017

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Day aimerait voir le fédéral jouer un plus grand rôle en matière de sécurité

Presse Canadienne

lundi 2 octobre 2006, sélectionné par Spyworld

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Le ministre fédéral de la Sécurité publique, Stockwell Day, a dit qu’une plus grande surveillance des organismes responsables de la sécurité nationale par les politiciens élus pourrait redonner confiance aux citoyens canadiens, en marge de la débâcle de l’affaire Maher Arar.

M. Day a déclaré à l’émission "Question Period", du réseau CTV, que des pays comme les Etats-Unis, la Grande-Bretagne et l’Australie comptaient tous sur des comités législatifs pour contrôler les organismes qui voient à leur sécurité.

Il croit que les députés de tous les partis ont un rôle à jouer dans la supervision de la GRC et du Service canadien du renseignement de sécurité (SCRS). Il croit qu’un groupe de surveillance formé de députés pourrait empêcher la GRC et le SCRS de déraper.

"Je suis en faveur d’un tel comité, a dit M. Day. J’étais en faveur quand je faisais partie de l’opposition officielle et le premier ministre (Stephen) Harper est aussi en faveur d’une telle mesure. Cela faisait partie de notre programme électoral."

Mais M. Day a aussi ajouté que toute personne siégeant sur un comité de surveillance de ces deux agences devrait être tenue au secret professionnel relativement aux questions de sécurité nationale.

M. Day a été plus évasif lorsqu’il a été question de donner du mordant au comité civil qui surveille le travail de la GRC, comme celui qui supervise le SCRS, le Comité de surveillance des activités de renseignement de sécurité.

Il existe déjà un organisme indépendant qui doit assumer ce rôle : la Commission des plaintes du public contre la GRC. Mais l’ancienne dirigeante de cette commission, Shirley Heafey, a déjà fait remarquer que la commission manquait de pouvoir afin de faire son travail.

M. Arar a été arrêté par les autorités américaines en 2002 et déporté vers la Syrie, où il a été torturé jusqu’à admettre de fausses activités terroristes et un lien avec al-Qaïda.

Une enquête publique, présidée par le juge Dennis O’Connor, a conclu que M. Arar était innocent et que les autorités américaines "s’étaient vraisemblablement" basées sur des informations erronées données par la GRC à son sujet pour le déporter.


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