lundi 23 octobre 2017

Accueil du site > Renseignement > International > Affaire HP : les enquêteurs sur le banc des accusés

Affaire HP : les enquêteurs sur le banc des accusés

Dimitri T, Generation-NT.com

mardi 3 octobre 2006, sélectionné par Spynews

logo

Dans l’affaire d’espionnage des journalistes par la firme américaine Hewlett-Packard, c’est maintenant au tour des enquêteurs privés d’être en ligne de mire de la justice américaine.

Dans le cadre de l’affaire d’espionnage de journalistes par la société Hewlett-Packard, un à un, les hauts membres de la direction ont présenté leur démission. Ont ainsi été poussés vers la sortie : George Keyworth, le membre du conseil d’administration qui serait à l’origine des fuites internes sur lesquelles a enquêté HP, Anthony Gentilucci, le responsable des enquêtes, Kevin Hunsaker, le responsable de l’éthique, Patricia Dunn, la présidente du conseil d’administration, et Ann Baskins, la conseillère juridique du groupe.

Quant à Mark Hurd, le PDG, il s’est récemment présenté devant une sous-commission de la Chambre des Représentants. Il a répondu des accusations qui pèsent contre lui, à savoir son feu vert donné pour l’usage de moyens illégaux pour mener l’enquête. Restait désormais à s’occuper du sort des enquêteurs privés mis en cause.

Deux opérateurs portent plainte Les 29 septembre dernier, l’opérateur Cingular a déposé plainte à l’encontre de l’enquêteur Charles Kelly et de l’agence de détectives privés CAS.

L’opérateur accuse les fautifs d’obtention, de diffusion et d’utilisation illégales d’informations confidentielles sur ses clients.

Les enquêteurs privés se seraient présentés comme des détenteurs de compte, ou comme des employés, dans le but d’accéder aux données et de pouvoir consulter le dossier du journaliste de CNET News nommé Dawn Kawamoto. Le groupe demande la restitution des informations confidentielles collectées, ainsi que le paiement de dommages et intérêts.

Un jour auparavant, un second opérateur, Verizon, a aussi déposé plainte contre les mêmes personnes. Les détectives se seraient fait passer pour des employés pour avoir accès au compte client du membre du conseil d’administration suspecté et à celui de son épouse. Il demande lui aussi des dommages et intérêts. L’affaire semble bien loin d’être terminée.


Envoyer : Newsletter Imprimer : Imprimer Format PDF : Enregistrer au format PDF PartagerPartager :