mercredi 13 décembre 2017

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Le drone de l’Eufor s’écrase sur le boulevard Triomphal et tue une dame

C.L./MMC, Digitalcongo.net

mercredi 4 octobre 2006, sélectionné par Spyworld

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C’est la deuxième fois qu’un drone des forces de l’Union européenne connaisse un crash dans la capitale de la République démocratique du Congo. Le premier crash s’est produit au quartier Kingabwa, il y a quelques semaines.

C’est la deuxième fois qu’un drone des forces de l’Union européenne connaisse un crash dans la capitale de la République démocratique du Congo. Le premier crash s’est produit au quartier Kingabwa, il y a quelques semaines. Un autre drone de l’Eufor, ce petit avion radiocommandé, sans pilote assurant des missions de surveillance et de reconnaissance, a connu un crash hier en début d’après-midi, sur le boulevard Triomphal, aux alentours du stade des Martyrs. Le bilan fait état d’une personne tuée et de deux autres blessées sérieusement, selon Thierry Fusalba, le porte-parole de l’Eufor.

Les témoignages recueillis sur le lieu du drame renseignent que l’appareil accidenté venait de l’aérodrome de Ndolo. Arrivé sur le boulevard Triomphal, son moteur s’est subitement arrêté et l’appareil s’est posé en catastrophe sur la chaussée écrasant ainsi une femme. L’engin a touché celle-ci par derrière et l’a décapitée. Les badauds parmi lesquels des enfants de la rue, qui étaient présents à cet endroit, auraient mis le feu à cet avion sans pilote belge, rapportent les uns, par colère. D’autres, par contre, disent que le feu aurait été causé par le kérosène qui sortait du réservoir de cet appareil. Toutefois, les sapeurs-pompiers sont urgemment arrivés sur le lieu et ont réussi à éteindre le feu. Pour le porte-parole de l’Eufor, les causes de cet accident ne sont pas encore connues.

Une enquête sera donc ouverte pour les déterminer. Thierry Fusalba a été paraphrasé par le gouverneur de la ville de Kinshasa, Kimbembe Mazunga, qui s’était également déplacé pour la circonstance. Pour l’autorité urbaine, seule une enquête libre en dira plus. Notons que L’Eufor a mis tout en œuvre pour évacuer les blessés dans des conditions jugées bonnes jusqu’à l’hôpital. Des mesures sévères seront prises pour que pareils accidents ne se reproduise, a déclaré le porte-parole de l’Eufor.

II sied de signaler que c’est le deuxième drone de l’Eufor qui vient de s’écraser à Kinshasa. Le premier l’a été au quartier Kingabwa, dans la commune de Limete. Celui-là n’avait causés que des dégâts matériels pour autant qu’il n’y a eu aucune perte en vie humaine. Une enquête a été ouverte à ce sujet. Et il a été prouvé par I’Eufor que l’appareil avait été touché par une balle tirée par un incivique à partir du sol.

En savoir plus avec le drone !

Volant très souvent à basse altitude, les drones ne sont pas détectés par radars adverses. Ils sont équipés d’une camera de télévision et d’un dispositif d’émission qui leur permet, durant un conflit, de transmettre les images prises en vol vers les lignes alliées, ou en direction d’un satellite relais. Un opérateur installé devant son écran peut piloter le drone comme s’il se trouvait à bord.

Plusieurs de ces appareils sont en service dans I’armée française, notamment le “Crécerelle” et le “CL 289 ”. Ce dernier propulsé par un mini réacteur qui lui permet d’atteindre des vitesses supérieures à 720 Km/heure. Les CL “289” utilisés lors du conflit yougoslave ont connu un taux de réussite opérationnelle de 95%. Ils sont équipés d’un radar dit à “ouverture synthétique”, qui leur donne une capacité de reconnaissance optimale quelques que soient les conditions météorologiques.

Par ailleurs, un drone plus rustique et moins onéreux, le “Brevel”, a été développé conjointement par la France et l’Allemagne. II devrait entrer en service, uniquement en Allemagne. Les drones deviennent de plus en plus lourds et leurs équipements de plus en plus complexes. Ainsi, “Global Hawk” par exemple, de l’Us Air Force (Force aérienne américaine) a la taille d’un petit chasseur. Ils préfigurent les avions de combat sans pilote sur lesquels travaillent les bureaux d’études américains. Du fait qu’il n’y a personne à bord, le gain de poids est important, et l’avion peut se permettre des accélérations foudroyantes qui tueraient instantanément un pilote. La société Boeing projette d’équiper un avion quadriréacteur d’un radar capable de guider à distance les attaques de pIusieurs avions sans pilote.


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