vendredi 20 octobre 2017

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L’ex-présidente de Hewlett-Packard inculpée

Le Figaro, avec AFP et Reuters

jeudi 5 octobre 2006, sélectionné par Spyworld

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Le procureur de Californie a inculpé deux anciens dirigeants du géant de l’informatique, dont Patricia Dunn, et trois détectives privés, dans une affaire d’espionnage. Le groupe avait mené une enquête clandestine sur ses administrateurs et sur des journalistes afin de déterminer l’origine de fuites vers la presse.

Un mois après que Hewlett-Packard ait reconnu avoir engagé des détectives privés pour espionner des journalistes et des membres de son propre Conseil d’administration, le procureur de Californie, Bill Lockyer, a inculpé Patricia Dunn, l’ancienne présidente du Conseil d’administration du groupe, ainsi que de Kevin Hunsaker, ancien cadre dirigeant du groupe, en charge de l’éthique. Trois détectives privés, qui avaient notamment eu recours à de fausses identités pour récupérer les relevés téléphoniques des personnes surveillées, sont aussi inculpés.

Ces cinq personnes sont accusées d’utilisation de moyens frauduleux pour obtenir des informations confidentielles, d’usurpation d’identité, d’utilisation illégale de données informatiques, ainsi que de s’être concertés pour commettre ces délits. Ils risquent chacun 10.000 dollars d’amende et trois ans de prison.

Le procureur de Californie a par ailleurs évoqué une implication de Mark Hurd, le PDG du groupe, précisant cependant que rien pour l’instant ne prouvait un comportement répréhensible de la part du directeur général de HP. « L’enquête se poursuit », a-t-il conclu.

Débat politique sur la protection de la vie privée

Pour sa défense, Patricia Dunn a expliqué qu’elle n’avait pas eu connaissance des méthodes illégales employées par les détectives qu’elle avait engagés. Elle a démissionné de son poste de présidente du Conseil d’administration le 22 septembre dernier.

Une commission du Congrès américain l’a interrogé longuement la semaine dernière, ainsi que Mark Hurd, pour éclaircir l’affaire, qui a tourné au débat politique sur la protection de la vie privée. Les autorités judiciaires fédérales ont également ouvert des enquêtes sur cette affaire mais n’ont encore prononcé aucune inculpation.

Mercredi, Hewlett-Packard a indiqué qu’il « continuerait à collaborer avec la justice fédérale et celle de l’Etat de Californie », mais s’est refusé à tout autre commentaire.


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