jeudi 19 octobre 2017

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Crash du drone de l’Eufor : une équipe de sept enquêteurs belges à pied d’œuvre à Kinshasa

DigitalCongo.net

vendredi 6 octobre 2006, sélectionné par Spyworld

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En provenance de Bruxelles, une équipe de sept experts belges est arrivée mercredi 04 octobre 2006 à Kinshasa pour faire la lumière sur le crash d’un drone de l’Eufor sur le Boulevard Triomphal.

Sept enquêteurs belges venus de Bruxelles ont débuté, hier jeudi 5 octobre, des investigations pour connaître la cause du crash de leur drone (avion sans pilote) survenu sur le boulevard Triomphal à Kinshasa le mardi 3 octobre dernier. Bilan : une femme décédée et trois blessés dont une femme d’une trentaine d’années. Le porte-parole de l’Eufor, le lieutenant-colonel Thierry Fusalba, l’a indiqué hier lors de la conférence de presse qu’il a tenue conjointement avec son collègue Steve Vermeer, responsable des drones belges.

Pas de drôle des drones

Le lieutenant-colonel Fusalba a fait remarquer qu’en attendant les résultats de l’enquête, l’Eufor, qui déplore cet accident, a suspendu tous les vols des drones. Avant de rappeler que ces avions sans pilote ne sont pas armés. Ils ont la charge de fournir des renseignements par des photographies prises à une distance de cinq mille kilomètres tout au plus, de nuit comme de jour. Et d’ajouter qu’aussi paradoxal que cela puisse paraître, les drones contribuent aussi à la sécurisation de la population. Ils ne sont donc pas utilisés pour causer du tort à cette dernière, a également fait observer le porte-parole de l’Eufor.

Poussé à donner quelques détails techniques sur le drone, le lieutenant-colonel Vermeer a noté que le système de sécurité de ce type d’avions reste très fiable. Toutefois, s’agissant du crash, a-t-il renseigné, « c’est au décollage que les deux moteurs de l’avion se sont arrêtés », après que celui-ci se fut élevé à quelques mètres d’altitude. Il planera tout de même jusqu’à chuter sur le boulevard. Triomphal. Le chargé des drones de l’Eufor aurait ainsi coupé court à la rumeur selon laquelle on aurait voulu amorcer une tentative d’atterrissage forcé. Non, a-t-il insisté avant de dire que l’enquête devra être tournée vers la défaillance technique ayant provoqué l’arrêt des moteurs. Tout en signalant le fait que les drones sont pilotés à partir d’une station au sol. C’est pourquoi, a-t-il avancé, contrairement aux avions de type classique, la boîte noire de l’avion crashé se trouve à la station située à la base aérienne de Ndolo. Cette boîte, aidera-t-elle l’enquête. Wait and see.

Il a fait savoir que ces drones, fabriqués sous licence israélienne et acquis par l’Armée royale belge en 2001, ont été mis en service depuis 2003. Ils ont fait leur preuve notamment au Kosovo, a-t-il ajouté, réfutant ainsi l’allégation selon laquelle ces avions sont en expérimentation en République démocratique du Congo. Peut-être après un check list. Et de poursuivre que les drones sont opérationnels non seulement en Europe et en Israël, mais aussi aux Etats-Unis d’Amérique. Il ne s’agit donc pas de drôle des drones, comme se l’imaginent bien des Congolais.

Prise en charge des victimes

Quant aux victimes, le lieutenant-colonel Fusalba a laissé entendre que l’Eufor est en train de s’occuper de leurs cas respectifs. Des pourparlers sont engagés avec la famille de la défunte pour tout régler à l’amiable. Pour les blessés, a-t-il poursuivi, le commandant de l’Eufor/ RDC, le général Damay, a effectué, le mercredi 4 octobre dernier, le déplacement de l’hôpital général de référence de Kinshasa pour rendre visite aux deux jeunes garçons brûlés, dont l’un est dans un état sérieux ; il leur a assuré son soutien moral... »

A tout prendre, le porte-parole de 1’Eufor a invité les Congolais à ne pas juger les Européens sur cet accident qu’ils regrettent amèrement. Mais à considérer tout de même ce qu’ils ont déjà fait depuis le début de leur mandat en août 2006. Entre autres, en passant, le rôle joué par les drones belges lors des affrontements sanglants du 20 au 22 août 2006. « Ils ont permis de voir tout ce qui se passait sur les lieux et aux alentours du théâtre des opérations ». La catastrophe a peut-être été évitée de justesse.


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