mardi 12 décembre 2017

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Les listes de surveillance de terroristes présumés ont déclenché de nombreuses confusions, selon un rapport gouvernemental américain

Leslie Miller, AP

lundi 9 octobre 2006, sélectionné par Spyworld

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Des milliers de personnes ont été inscrites par erreur sur les listes de surveillance de terroristes présumés en franchissant la frontière des Etats-Unis, en prenant l’avion ou en se faisant arrêter pour contravention au code de la route, selon un rapport du Government Accountability Office, l’organisme américain chargé de surveiller les agissements de l’administration. Plus de 30.000 passagers des compagnies aériennes ont ainsi déposé des réclamations rien qu’auprès d’un seul organisme, celui de l’Administration de la sécurité des Transports, pour que leur nom soit retiré de ces listes. Chaque année, des centaines de millions de vérifications sont faites aux Etats-Unis en comparant les noms de passagers avec les listes des personnes soupçonnées de terrorisme ou d’avoir des liens avec des mouvements terroristes. "De fausses identifications peuvent déboucher sur des retards, des interrogatoires et fouilles poussées, des vols ratés, voire des refus d’entrée à la frontière", note le rapport du GAO. De décembre 2003 à janvier 2006, dès qu’une suspiçion pesait sur un nom, il remontait à un des agences chargée de la surveillance, et selon le GAO, la moitié des personnes ainsi fichées n’avaient aucune raison de l’être. D’autres ont été identifiées à tort car ayant le même nom que quelqu’un figurant sur la base de données. En décembre 2003, une base de données commune des différentes agences chargées de la lutte contre le terrorisme a été mise sur pied par le nouveau Centre de surveillance terroriste géré par le FBI. Ces listes, mises en place après les attentats du 11 septembre 2001, ont déclenché des problèmes parfois graves. Comme ce fut le cas pour Maher Arar, ingénieur en informatique canadien, arrêté à l’aéroport de New York en 2002 car les responsables canadiens avaient demandé à ce qu’il figure sur une liste de surveillance. Transféré en Syrie sans décision de justice par les Etats-Unis, il y a été mis en prison et torturé pendant un an. Alors qu’il n’avait rien à se reprocher. Le secrétaire à la Sécurité intérieure Michael Chertoff a reconnu dans un entretien à l’Associated Press que ces listes de surveillance n’étaient pas parfaites. "Elles étaient le premier stade de la mise au point d’un filet de sécurité pour l’aviation", a-t-il expliqué. Et, selon lui, l’accord obtenu vendredi entre les Etats-Unis et l’Union européenne sur le transfert des données sur les passagers permettra d’éviter de nombreuses identifications à tort. Selon le GAO, les différentes agences font leur possible pour minimiser les conséquences pour les personnes fréquemment identifiées à tort. L’Administration de la sécurité des Transports a notamment crée une nouvelle liste de personnes "blanchies" après s’être plaintes auprès du service.

Sur le Net : http://www.gao.gov/cgi-bin/getrpt?GAO-06-1031


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