vendredi 20 octobre 2017

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La Grande-Bretagne craint un assaut cyber-terroriste

Jerome Saiz, lesnouvelles.net

dimanche 27 mars 2005, sélectionné par Spyworld

Réel ou non, exagéré ou pas, voici revenu le spectre de l’attaque cyber-terroriste contre une nation occidentale. Cette fois-ci, c’est la Grande-Bretagne qui y sacrifie. Selon l’ex-patron des services de renseignement de Sa Majesté, la possibilité d’une telle attaque sur les infrastructure critique du pays est évidente. Une réunion extraordinaire -et publique- a récemment détaillé les craintes des services de renseignement Britanniques.

La Grande-Bretagne craint une cyber-attaque terroriste. C’est en tout cas ce que reconnaissent, par le biais d’un ex-patron, ses services de renseignement. Intervenu lors d’une réunion rassemblant experts de la sécurité informatique et chefs d’entreprises, Sir David Omand a expliqué que la conjonction d’une compétence informatique de plus en plus pointue observée chez les terroristes connus et la dépendance du pays à certains réseaux électroniques laissait peu de doute quant à la nécessité de se préparer à un assaut cyber-terroriste.

Selon l’ex-patron du Government Communications Headquarters (GCHQ), le cibles de telles attaques ne seraient pas les réseaux militaires et gouvernementaux, généralement coupés du reste du monde, mais plutôt les infrastructures critiques gérées par les civils : les marchés financiers, les services d’urgence, les réseaux de production et de transport de l’énergie et même la chaîne logistique de l’industrie alimentaire. Il a même eu à ce sujet une observation truculente : "la Grande-Bretagne n’est qu’à quatre repas de l’anarchie". Et cela vaut, bien entendu, pour n’importe quel pays occidental.

Bien que les services de renseignement répugnent à commenter en public leurs craintes, ils savent pertinemment que l’Etat seul ne pourra protéger ces réseaux civils sans que les entreprises privées elles-mêmes ne se décident à prendre leur sécurité au sérieux. C’était, semble-t-il, tout l’enjeu de cette réunion au sommet. Et c’est ce que donne à l’avertissement de Sir David Omand des accents de sincérité que n’avaient pas les appels au loup précédents.


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