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Treize pôles scientifiques d’excellence vont se partager 200 millions d’euros

Pierre Le Hir, le Monde

mardi 10 octobre 2006, sélectionné par Spyworld

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Le gouvernement vient de rendre publique la liste des réseaux thématiques de recherche avancée (RTRA), créés dans le cadre de la loi sur la recherche votée au printemps 2006.

Ces réseaux, fédérant localement plusieurs établissements de recherche ou d’enseignement supérieur, publics ou privés, français ou européens, en association parfois avec des entreprises ou des collectivités territoriales, permettront de "mettre en évidence et mieux organiser les pôles majeurs de la recherche dans notre pays", espère François Goulard, ministre délégué à la recherche. L’objectif est notamment "d’accroître leur visibilité internationale".

Treize projets ont été retenus, sur les 37 examinés par un comité d’évaluation présidé par Jean Dercourt, secrétaire perpétuel de l’Académie des sciences.

Une fois de plus, la région parisienne se taille la part du lion, la sélection consacrant l’inégale distribution de la matière grise et de l’effort public sur le territoire national. L’Ile-de-France est élue six fois, en mathématiques, informatique, biologie, neurosciences et économie à Paris, ainsi qu’en physique à Saclay (Essonne).

Deux autres pôles régionaux se détachent : Rhône-Alpes avec l’infectiologie à Lyon et les nanosciences à Grenoble, et Toulouse, au titre de l’aéronautique et des sciences économiques. Enfin, la candidature de Strasbourg a été retenue en chimie, et celle de Montpellier en agronomie.

Le treizième et dernier réseau est d’une nature particulière, puisqu’il vise à coordonner les activités de quatre Instituts d’études avancées en sciences humaines et sociales, installés à Lyon, Aix-Marseille, Nantes et Paris. Au total, près de 6 000 chercheurs et enseignants-chercheurs de 40 institutions scientifiques et universitaires sont mobilisés.

Créés sous forme de fondations de coopération scientifique - un statut juridique qui leur donne la souplesse de recrutement et de fonctionnement de structures privées sans les priver de fonds publics -, les RTRA se partageront une enveloppe de 200 millions d’euros budgétée par l’Etat.

Les syndicats de chercheurs et le mouvement Sauvons la recherche critiquent la logique de concentration des moyens qui accompagne la mise en place de ces réseaux, leur préférant une logique de maillage du territoire.

Ce sera l’objet des futurs pôles de recherche et d’enseignement supérieur (PRES).


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