dimanche 22 octobre 2017

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Début de la construction d’un radar géant de l’Otan controversé à Austerlitz

AFP

mercredi 11 octobre 2006, sélectionné par Spyworld

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La construction controversée d’un radar géant de l’Otan sur le site de la célèbre bataille d’Austerlitz près de Slavkov (sud-est de la République tchèque) a commencé mercredi, a révélé à Prague le ministère de la Défense.

"Le radar sera construit d’ici l’an prochain. Son équipement avec les technologies les plus modernes se prolongera pendant un an", a dit le porte-parole du ministère, Andrej Cirtek.

La construction de ce radar en forme de globe, haut de 25 mètres, est vivement contestée par les villages situés aux abords de l’ancien champ de bataille, ainsi que par l’association Austerlitz 2005, qui organise chaque année une reconstitution de la bataille.

"Nous sommes contre la construction de ce radar à l’endroit où des gens du monde entier viennent rendre hommage aux victimes de la bataille", a déclaré le président du Projet Austerlitz 2005, Miroslav Jandora, joint par l’AFP.

"Un lieu de piété devrait rester un lieu de piété. C’est une question morale et éthique", a-t-il insisté en affirmant que le radar, placé sur l’une des collines de l’ancien champ de bataille, "serait visible d’une trentaine de kilomètres" à la ronde.

Dans les environs de la ville de Brno, le paysage a peu changé depuis que Napoléon Ier a battu le 2 décembre 1805 le tsar russe Alexandre Ier et son allié l’empereur autrichien François II.

"Des plaintes administratives avaient été déposées, nous espérons que la justice penchera en notre faveur", a dit M. Jandora, avant de dénoncer l’"arrogance sans bornes" de l’armée.

Le nouveau radar doit remplacer trois vieilles installations soviétiques moins visibles qui avaient été installés dans les années 1950 à Slavkov (nom tchèque d’Austerlitz).

Le coût de la construction s’élève selon le ministère de la Défense à 100 millions de couronnes (3,5 millions d’euros) et celui de son équipement —financé par l’Otan— à 17,5 millions d’euros.

"Pour minimiser l’impact sur le paysage", l’armée assure avoir pris en compte une étude écologique qui préconise de planter des arbres autour des fondations et de peindre le bâtiment d’une couleur "proche de celle du ciel", a précisé M. Cirtek à l’AFP.


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