mardi 17 octobre 2017

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Droite et gauche critiquent les nouvelles mesures anti-terrorisme

ATS

vendredi 13 octobre 2006, sélectionné par Spyworld

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Les critiques fusent à droite comme à gauche contre le renforcement des mesures de lutte contre le terrorisme proposé par le Conseil fédéral. Pour beaucoup, le projet entraverait trop les droits fondamentaux et la protection des données.

Le gouvernement veut donner aux agents fédéraux la possibilité de mener des "recherches spéciales" : surveiller des communications (courrier, téléphone, courriel), observer des faits dans des lieux privés (comme les chambres d’hôtel), si nécessaire en installant des microphones, perquisitionner secrètement des systèmes informatiques. Ces mesures ne devraient être prises qu’en dernier recours.

En principe, avant que l’Office fédéral de police puisse intervenir, il lui faudra l’aval du Tribunal administratif fédéral puis du chef du Département fédéral de justice et police, qui devra consulter le ministre de la défense. A la fin de toute opération, la personne surveillée devra en être informée, sauf si des intérêts publics prépondérants s’y opposent ou que la protection de tiers est compromise.

Même l’UDC ne soutient pas les propositions émanant des services de son conseiller fédéral Christoph Blocher. On peut justifier presque chaque limite à la liberté personnelle au nom des efforts à faire pour assurer la sécurité intérieure. Mais une telle démarche est fausse, critique le parti.

Après l’affaire des fiches, il faut se montrer très critique face à de fortes entraves aux droits et libertés fondamentales. L’UDC se range ainsi derrière la protection des données et remet en question l’attribution de nouvelles compétences aux services de renseignement.


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