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La Grande-Bretagne, cible numéro un d’al-Qaida

Le Figaro

jeudi 19 octobre 2006, sélectionné par Spyworld

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Des responsables du contre-terrorisme britannique estiment que les attentats du 7 juillet 2005 n’étaient qu’un avant-goût pour les extrémistes islamistes. Renforcé et restructuré, le réseau terroriste privilégierait l’île pour de nouvelles attaques, en raison de ses liens historiques avec le Pakistan.

La Grande-Bretagne n’a jamais été autant menacée par le réseau al-Qaida, d’après des responsables antiterroristes britanniques, interrogés par The Guardian et la BBC. « Ils considèrent que les attentats du 7 juillet à Londres ne sont qu’un début. Al-Qaida voit le Royaume-Uni comme une opportunité de premier ordre pour infliger des pertes en vies humaines et jeter les autorités dans l’embarras », dit un responsable cité de manière anonyme par le quotidien. Une opinion partagée par une deuxième source : « La Grande-Bretagne est la cible désignée d’une campagne d’al-Qaida. »

Une cible plus aisée à atteindre, dans la mesure où des liens historiques la rapprochent du Pakistan. Selon le Guardian, des dizaines de milliers de voyageurs transitent chaque année entre les deux pays.

Or, selon ces responsables, le réseau al-Qaida a réussi à se renforcer et à se réorganiser au Pakistan, jusqu’à redevenir une organisation plus cohérente, forte d’une réserve permanente de volontaires. Et ce malgré les quatre années de campagne menées par la coalition pour les chasser de la région.

Des militants multicompétents

Il en va de même en territoires britanniques où un réseau de nouvelles cellules sont mises en place, avec chacune un leader, un intendant chargé d’acheter des armes, des formateurs, et bien entendu des volontaires pour mener à bien des missions différentes. « Il existe une hiérarchie au sein de chaque cellule avec un commandement et un contrôle très étroits », affirment les mêmes sources, selon lesquelles des techniques innovantes enseignées permettraient aux militants d’acquérir de multiples connaissances (fraude, levée de fonds, planification d’attaques, etc.) Parmi les cibles potentielles, les services de sécurité s’inquiètent en particulier pour les universités, et moins pour les mosquées, selon la BBC.

D’après le Guardian, même si la police britannique affirme avoir déjoué plusieurs attentats depuis le 7 juillet 2005 à Londres, les suspects interpellés sont remplacés sans attendre par des nouvelles recrues. De plus en plus jeunes, les volontaires sont soumis à un endoctrinement, les soirs et les weekends, avant d’avancer progressivement vers des enseignements plus radicaux et plus politiques sur la relation de l’islam à l’Occident. Les nouvelles recrues passent ensuite à l’entraînement pratique et au maniement des armes, dans des camps en Grande-Bretagne et au Pakistan. Selon une autre source citée par le Guardian, « leur but est de pousser (leurs) recrues à se voir comme des ’patriotes’ musulmans, de les encourager à sauter le pas et à se demander ’C’est comme cela que l’Ouest traite les musulmans, qu’allons-nous faire pour y remédier ? »


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