mercredi 18 octobre 2017

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Alliot-Marie plaide pour le maintien du budget de la défense

Reuters

mercredi 25 octobre 2006, sélectionné par Spyworld

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Michèle Alliot-Marie a une nouvelle plaidé en faveur du maintien du budget de la défense à l’occasion d’une visite au salon Euronaval au Bourget (Seine-Saint-Denis), tout en appelant de ses voeux une plus grande coopération européenne dans ce domaine.

"Il y a des échéances présidentielles au mois de mai, qui vont amener à des prises de position sur des grands sujets comme la défense. J’ai entendu certains dire qu’ils vont diminuer le budget défense. Il me paraît de mon devoir de réaffirmer les exigences de la défense nationale", a déclaré la ministre de la Défense.

Michèle Alliot-Marie, qui décidera au début de l’année si elle se présente ou non à l’élection présidentielle, a estimé cet été qu’il serait "irresponsable" de faire passer le budget de la Défense en dessous des 2% du produit intérieur brut (PIB).

"Je veillerai à ce que dans les prochaines années (...) les armées françaises puissent être dotées de moyens qui sont nécessaires à l’accomplissement de leurs missions", a-t-elle ajouté.

A titre d’exemple de son engagement pour les années à venir, la ministre de la Défense a évoqué les 700 millions d’euros inscrit au titre d’études de développement dans le projet de loi de finances 2007 pour le futur deuxième porte-avions français qui devrait être fabriqué en coopération avec la Grande-Bretagne.

"Je vois mal un gouvernement renoncer à cette somme pour rien. C’est en ce sens que l’on pourrait parler d’irréversibilité", a poursuivi Michèle Alliot-Marie, en référence à une formule qu’elle avait utilisé plus tôt dans la matinée.

Revenant sur ce projet de porte-avions commun, elle a assuré que les études avaient montré qu’il y avait déjà 90% de "convergences" entre les besoin des deux pays, notant qu’il s’agirait d’un navire "qui serait bien fait sur les mêmes principes en France et en Grande-Bretagne".

Dans l’entourage du ministère, on a ajouté que les industriels - DCN et Thales pour la partie française et BAE Systems et Thales UK pour la partie britannique - devaient normalement soumettre une première proposition aux gouvernements d’ici la fin de l’année.

"L’Europe de la défense, c’est un axe majeur pour tous les pays européens dans les années à venir. Nous en avons besoin par rapport aux menaces terroristes mais aussi sur un plan industriel pour relever le défi posé par les pays émergents", a estimé Michèle Alliot-Marie.

"Certains se plaignent du manque de culture économique de nos concitoyens. Encore faut-il que nous, politiques, donnions l’exemple, en conciliant réalisme pragmatique et ambition. Que nous distinguions la force de la volonté de l’agitation du volontarisme. Telle est la méthode que j’ai mise en oeuvre", a-t-elle ajouté.


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