mercredi 18 octobre 2017

Accueil du site > Terrorisme > International > L’Europe serre les rangs face au cyberterrorisme

L’Europe serre les rangs face au cyberterrorisme

J. C., le Figaro

jeudi 26 octobre 2006, sélectionné par Spyworld

logo

Réunis au Royaume-Uni, les ministres de l’Intérieur du G 6 (Allemagne, Espagne, France, Italie, Pologne, Royaume-Uni) veulent mieux organiser la veille des sites dangereux.

Menaces de mort sur les forums islamistes, diffusion de vidéos filmées en Irak ou en Afghanistan, recrutement de jeunes fanatiques, conseils en matière d’explosifs ou de tactiques terroristes... Chez les « fous de Dieu », l’obscurantisme fait bon ménage avec l’exploitation des opportunités qu’offre la Toile. Ces dernières années, les grandes puissances européennes ont toutes créé des cellules de lutte contre cette menace croissante.

En pointe dans ce domaine, l’Allemagne, soutenue par la France, veut mettre à profit le sommet des ministres de l’Intérieur des six plus grands pays de l’Union (Allemagne, Espagne, France, Italie, Pologne, Royaume-Uni), qui s’achève aujourd’hui, pour proposer une mise en commun des informations recueillies et un partage des tâches entre grandes nations. En clair, faire ensemble ce que chacun fait de son côté. Un haut responsable des services de renseignements français confiait récemment au Figaro que les moyens mis en oeuvre étaient encore insuffisants face à l’explosion de l’Internet terroriste.

« Check the Web », un projet allemand

Selon le projet allemand, nom de code « Check the Web » (« Scruter la Toile »), le partage des connaissances accumulées sur les sites, leurs animateurs et leurs responsables, s’accompagnerait de méthodes communes pour l’analyse des messages diffusés par la mouvance terroriste (crédibilité et origine de la menace, comparaison systématique avec des messages précédents...).

« Check the Web » propose également de partager le fardeau de cette lutte entre les différents pays selon une répartition par zones géographiques. Les Allemands suivraient les sites turcs, les Britanniques les sites pakistanais ou les Français les sites maghrébins. Sceptiques, certains spécialistes remarquent que la France compte aussi des extrémistes pakistanais sur son sol et que le Royaume-Uni abrite également des « fous de Dieu » turcs. Même imparfait, « Check the Web » est une nécessité. Pied de nez aux discussions des grands européens, des forums islamistes appelaient la semaine dernière à la destruction de sites internet allemands accusés de diffamer l’islam : « Si vous ne pouvez égorger [les animateurs de ces sites], détruisez au moins leurs sites. »


Envoyer : Newsletter Imprimer : Imprimer Format PDF : Enregistrer au format PDF PartagerPartager :