dimanche 22 octobre 2017

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Critique à peine voilée du SCRS

Radio-Canada.ca

vendredi 27 octobre 2006, sélectionné par Spyworld

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L’affaire Maher Arar, cet ingénieur canadien arrêté puis déporté en Syrie, où il a été détenu et torturé, en 2002, continue de faire des vagues.

Le Comité de surveillance des activités de renseignement de sécurité (CSARS) émet une recommandation sans équivoque à l’endroit des services de renseignement canadiens.

Le CSARS estime que le Service canadien du renseignement de sécurité (SCRS) devrait vérifier la réputation d’un pays au chapitre des droits de la personne avant de collaborer avec lui et de lui transmettre des renseignements. Cette recommandation vient faire écho à un des éléments contenus dans le rapport du juge Dennis O’Connor sur l’affaire Arar.

Le Comité ne mentionne pas de cas particulier, mais on peut déduire qu’il fait référence aux cas de trois Canadiens d’origine arabe - Abdullah Almalki, Ahmad El Maati et Muayyed Nureddin - emprisonnés et interrogés au sujet de présumés liens avec des organisations terroristes.

Après revue des activités du SCRS entre janvier 2002 et décembre 2004, le Comité conclut que l’agence canadienne a respecté sa politique en vigueur à ce moment-là. Le CSARS s’inquiète toutefois que le SCRS ait pu transmettre des informations à une agence étrangère ayant entraîné la détention d’un citoyen canadien.

Le Comité estime également que le SCRS a pu recevoir des informations d’une agence étrangère probablement obtenues « en violation des droits de la personne », une façon diplomatique de parler de torture.


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