dimanche 22 octobre 2017

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Le SCRS veut élargir son mandat

Radio-Canada.ca

samedi 28 octobre 2006, sélectionné par Spyworld

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Le directeur du Service canadien du renseignement de sécurité (SCRS) souhaite que le ministre de la Sécurité publique aille de l’avant avec son projet d’élargir le mandat de l’agence.

Jim Judd voudrait que des espions puissent intervenir dans les points chauds du monde, où le Canada est de plus en plus impliqué. Les agents du SCRS pourraient ainsi appuyer les interventions militaires canadiennes ou encore venir en aide à d’éventuels otages canadiens.

« La protection de nos frontières ne représente plus qu’une infime partie de notre tâche en comparaison avec la vaste majorité des menaces dont nous devons maintenant tenir compte, ou encore avec les risques encourus par les Canadiens ici ou à l’étranger », a déclaré M. Judd, vendredi, à la rencontre annuelle de l’Association canadienne pour les études de renseignement et de sécurité.

En décembre dernier, le SCRS réclamait les effectifs et les budgets nécessaires pour mieux gérer les opérations à l’étranger de son unité d’intervention secrète. En campagne électorale, le premier ministre Stephen Harper avait promis la création d’une agence d’espionnage indépendante à cette fin.

En mai dernier, le ministre Stockwell Day s’est engagé à respecter cette promesse, mais a ajouté l’option d’un élargissement du mandat du SCRS à l’étranger. Il a ajouté que les coûts pour mettre en place un nouveau service - des dizaines de millions de dollars - ne seraient pas un obstacle.

Jim Judd a reçu un appui de taille, en la personne de l’ancien directeur des services secrets britanniques, le MI6, Richard Dearlove. Celui-ci dit ne pas comprendre pourquoi le Canada n’a toujours pas d’agence de renseignement distincte agissant à l’étranger. M. Dearlove soutient qu’un tel service bénéficierait de la bonne réputation du Canada à travers le monde.

Richard Dearlove estime que la mise sur pied d’un nouveau service de renseignement peut prendre de 10 à 20 ans, et comporte sa part de risque.

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