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Le drone Ptchela-2 menace de voler pour l’étranger

RIA Novosti

vendredi 3 novembre 2006, sélectionné par Spyworld

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Les concepteurs du drone russe (petit avion de reconnaissance sans pilote) Ptchela-2, qui pourrait recevoir un moteur à piston importé d’une puissance de 60 CV, prédisent que cet appareil sera très demandé à l’étranger.

Mais "le développement du projet Ptchela-2 pour le compte du ministère de la Défense est toujours possible à condition d’obtenir son autorisation pour l’équiper d’un moteur importé. Pour l’instant, le ministère interdit l’installation de matériels étrangers sur les appareils volants russes. Ainsi ce drone pourrait-il être proposé comme un produit destiné exclusivement à l’exportation", affirme une source interne au sein du complexe militaro-industriel russe.

Conformément à l’avant-projet, le drone sera équipé d’un moteur de fabrication britannique AR-801 d’une puissance de 60 CV. La masse de l’appareil au décollage est de 220 kg pour une charge utile de 50 kg. Le drone volera à des vitesses comprises entre 140 et 180 km/h, à des altitudes allant de 100 à 4.000 m, son autonomie sera de 6 heures et son rayon d’action de 100 km.

La Russie est l’un des pionniers du développement des petits avions sans pilote. Dans les années 50, les Bureaux d’études Tupolev avaient conçu et mené les essais en vol de l’avion-obus Tu-121. Le "121e" est de fait devenu le prototype des missiles de croisière de nos jours.

Mais, plus tard, le développement des drones en Russie et à l’étranger a suivi la voie d’une utilisation surtout à des fins de reconnaissance. A la fin des années 1980, les forces armées de l’ex-URSS ont reçu le système de reconnaissance aérienne et d’observation du champ de bataille Stroy-P, équipé du drone télécommandé Ptchela-1. Plus tard, l’armée y fera appel lors des deux campagnes tchétchènes. Dans les années 1990, difficiles pour la nouvelle Russie, l’armée n’a pu obtenir rien de semblable. "Oui, le Stroy-P appartient déjà au passé, avoue son constructeur général, Nikolaï Tchistiakov. Mais je ne suis pas d’accord avec ceux qui disent que nous accusons du retard dans la conception des appareils de reconnaissance sans pilote. En tout cas, nous n’avons aucun retard dans l’élaboration des appareils fonctionnant à une portée de 50 km. La Russie a créé ces cinq dernières années des drones qui n’ont rien à envier à leurs analogues étrangers".

Sergueï Koliadine, chef du département du Service fédéral pour la commande militaire, a récemment annoncé que le ministère russe de la Défense achetait actuellement les systèmes modernisés Stroy-PD équipés du drone Ptchela-1K, opérationnel de jour comme de nuit. Avant la fin de l’année ou au début de l’année prochaine, l’armée russe pourrait recevoir en dotation le système sans pilote Tiptchak, conçu aux Bureaux d’études Loutch, à Rybinsk (région de Iaroslavl). Ses performances lui permettront de réaliser des missions à des distances allant jusqu’à 300 km et de fournir de précieux renseignements aux systèmes de missiles de frappe tels que l’Iskander.

Plusieurs nouveaux drones ont été conçus en tant que projets civils. Il s’agit de quatre drones conçus par le groupe de construction aéronautique Irkut, en Sibérie. Ce sont aussi les appareils Brat et Grant, créés au Centre d’études Novik-XXI vek, l’hélicoptère sans pilote Voron, création du bureau d’études Iskatel, à l’institut d’aviation de Moscou, l’appareil sans pilote Eleron, équipé d’un moteur électrique, conçu par l’entreprise Eniks à Kazan (Tatarstan). Ayant déjà subi les tests nécessaires, ces appareils suscitent un vif intérêt de la part du ministère de la Défense.

Le projet de système d’avions sans pilote BAS-62, proposé par l’entreprise aéronautique OKB Suhoi, a encore devant lui des perspectives d’avenir. Bénéficiant toujours du statut de projet commercial, cet appareil, à en juger par son cahier des charges, a une vocation militaire. L’appareil sans pilote S-62, d’une masse de 8 t, doit monter à des altitudes allant jusqu’à 20 km, développer une vitesse maximale de 500 km/h, voler sans interruption jusqu’à 24h et mener une mission d’observation dans une région de 1.000 km de rayon au moins. D’après certaines de ses performances, l’appareil BAS-62 dépasserait le Global Hawk, système de reconnaissance américain le plus évolué.

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