mercredi 18 octobre 2017

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Roissy : 2.600 refus de badge pour raisons de sûreté depuis 2004

AFP

samedi 4 novembre 2006, sélectionné par Spyworld

Depuis 2004, quelque 2.600 personnes se sont vues refuser l’obtention d’un badge d’accès à la zone réservé de Roissy pour des raisons de sûreté non liées à des risques terroristes, a-t-on appris auprès de la sous-préfecture de Roissy. Ces personnes n’ont pas obtenu de badge ou de renouvellement de badge pour des raisons de sûreté qui ne sont pas liées à des risques terroristes mais, dans la plupart des cas, à leur présence sur les fichiers de police et de gendarmerie pour des affaires délictuelles ou criminelles. A Roissy, une vingtaine d’agents de la Police aux frontières (PAF) épluchent les fichiers STIC (police), JUDEX (gendarmerie), de la Direction de la surveillance du territoire (DST, contre-espionnage) et des Renseignements généraux (RG) pour vérifier si les candidats aux badges ont déjà eu affaire à la justice où si leur nom était déjà apparu dans une enquête, préalablement au renouvellement de badge, a-t-on appris de source aéroportuaire. En 2004, hors personnels navigants, il y a eu 1.049 demandes d’habilitation refusées sur 79.738 demandes, soit 1,3% des demandes. En 2005, il y a eu 860 refus pour 65.678 demandes soit 1,3% également. Pour les neuf premiers mois de 2006, il y a eu 697 refus pour 57.532 demandes soit 1,2%. Au 20 octobre 2006, 87.570 employés avaient un badge qui donne accès à la zone réservée de Roissy, sensible du point de vue de la sécurité, qui se trouve aux abords des pistes. Une centaine d’employés de pistes de Roissy se sont mis en grève le 20 octobre à l’appel de la CFTC Air France et une soixantaine d’entre eux ont manifesté devant le terminal 2F afin de dénoncer le "durcissement" dans l’attribution des badges aéroportuaires. A deux reprises, en 2005 et 2006, la Commission nationale de l’informatique et des libertés (Cnil) avait dénoncé les "risques graves d’exclusion sociale et d’atteinte aux libertés individuelles" que comportait le fichier STIC recensant les mis en cause dès qu’une procédure pour infraction est ouverte par la police.


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