jeudi 19 octobre 2017

Accueil du site > Défense > France > Chirac veut poursuivre l’effort sur les équipements militaires

Chirac veut poursuivre l’effort sur les équipements militaires

Elizabeth Pineau, Reuters

mardi 7 novembre 2006, sélectionné par Spyworld

logo

Jacques Chirac a invité à poursuivre "à l’avenir" l’effort consenti durant son second mandat en matière d’équipements militaires pour maintenir la "crédibilité" de la défense française.

"Pour s’acquitter de ses missions, la DGA (Direction générale pour l’armement) doit être pourvue des moyens et ressources nécessaires. J’ai veillé à ce que les efforts de la Nation soient à la mesure des besoins. Ils le sont, depuis cinq ans", a déclaré le chef de l’Etat dans un discours prononcé au centre d’essai en vol d’Istres, dans les Bouches-du-Rhône.

La Loi de programmation militaire 2003-2008 consacre, en moyenne, 14,64 milliards d’euros par an aux crédits d’équipements militaires.

Ces efforts financiers "devront être poursuivis à l’avenir car c’est la condition de la crédibilité même de notre outil militaire et donc de notre sécurité", a dit le chef de l’Etat, dont le mandat s’achève en mai 2007 et qui laisse planer le mystère quant à une nouvelle candidature à l’élection présidentielle.

Lors de sa visite d’environ deux heures à Istres, Jacques Chirac, chef des armées, a voulu s’assurer que le budget alloué à la DGA était bien utilisé.

"Rien ne saurait être envisagé sans le strict respect d’une double exigence : celle des coûts et celle des délais. Il en va de la crédibilité de votre action et, au-delà, de l’efficacité et de la sécurité de nos forces", a-t-il dit face à plusieurs centaines de militaires, en présence de la ministre de la Défense Michèle Alliot-Marie.

Lors d’un exposé en début de visite, le délégué général pour l’armement, François Lureau, a précisé que le dépassement des coûts n’excédait pas 1% depuis trois ans et que l’objectif était de respecter les délais à deux mois près. Quant aux exportations d’armement de la DGA, elles seront selon lui supérieures à cinq milliards d’euros cette année.

DRONES

Pour Jacques Chirac, la DGA doit prendre en compte la "dimension européenne" de la défense et les programmes futurs devront de préférence faire l’objet de coopérations avec d’autres pays de l’Union.

La visite du président à Istres s’inscrit dans la lignée de celle de l’Ile Longue (Finistère) en janvier, où il avait rappelé la doctrine nucléaire de la France. Il avait visité à la rentrée le centre de simulation d’essais nucléaires de Bruyère-le-Châtel (Essonne).

A Istres, Jacques Chirac s’est fait présenter les engins de nouvelle génération et en particulier les drones, petits aéronefs sans pilote pouvant être télécommandés en vol.

Parmi eux, le SIDM, appareil de 17 mètres d’envergure capable de voler pendant 24 heures à huit kilomètres d’altitude, de jour comme de nuit et par tous les temps, en envoyant des informations vidéo en temps réel à une station au sol.

Trois exemplaires seront livrés l’an prochain à l’armée française pour effectuer toutes sortes de missions, y compris celle de surveiller éventuellement des quartiers sensibles.

Jacques Chirac a cherché à savoir si des engins de ce type pourraient être utilisés au Liban, où 1.700 soldats français sont engagés au sein de la Finul. L’envoi de six drones supposerait la présence sur place d’une trentaine de spécialistes supplémentaires, lui a précisé un officier.

La France n’utilise pas de drone pour l’instant sur les 15 théâtres d’opérations où sont engagés environ 13.000 de ses soldats.

Jacques Chirac s’est aussi fait expliquer le fonctionnement d’un système de brouillage permettant d’empêcher l’utilisation d’"engins explosifs improvisés", bombes artisanales souvent actionnées à distance actuellement responsables de la moitié des décès de soldats au Moyen-Orient.


Envoyer : Newsletter Imprimer : Imprimer Format PDF : Enregistrer au format PDF PartagerPartager :