lundi 23 octobre 2017

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Galileo : Strasbourg défend sa candidature à Bruxelles

Ariane Beky, NetEco

jeudi 9 novembre 2006, sélectionné par Spyworld

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Strasbourg entre en concurrence avec Bruxelles pour accueillir le siège de la GSA, autorité de surveillance du programme européen de radionavigation Galileo.

L’Alsace a défendu mercredi à Bruxelles la candidature de Strasbourg pour l’implantation sur ses terres de l’autorité européenne de surveillance du programme Galileo.

Le programme vise à mettre en place un système européen de navigation par satellite capable de concurrencer le système américain GPS (Global Positioning System), aujourd’hui dominant.

En 2002, Bruxelles et l’Agence spatiale européenne ont co-fondé ’Galileo Joint Undertaking’, entreprise commune chargée d’administrer le programme. L’an dernier Galileo Joint a sélectionné le concessionnaire privé regroupant Eurely et iNavSat.

L’autorité de surveillance (GNSS Supervisory Authority ou GSA) sera chargée de contrôler l’activité du concessionnaire, de coordonner l’action des Etats membres de l’UE et de garantir la sûreté et la sécurité du système.

Pour accueillir cette entité, Strasbourg doit s’imposer face à d’autres villes candidates dont Bruxelles, elle-même, Athènes, Barcelone, Cardiff, Prague, Munich, Noordwijk, Ljubjana et Rome.

A Bruxelles mercredi, Adrien Zeller, président du conseil régional d’Alsace, accompagné de René Lacogne, VP de la communauté urbaine de Strasbourg, a fait valoir les atouts de la cité alsacienne : une ville européenne à taille humaine, "au cœur des réseaux de communication", berceau d’institutions communautaires.

Le verdict de la Commission européenne concernant la ville où siègera la GSA devrait être rendu début 2007, alors que la phase de déploiement de Galileo, estimée à 2,1 milliards d’euros, a débuté cette année. La phase d’exploitation devrait démarrer en 2008.

L’enjeu est important : la radionavigation par satellite dynamise les services proposés dans différents secteurs, des télécoms aux transports en passant par l’agriculture.

Selon les estimations de Bruxelles, le marché mondial du GNSS (Global Navigation Satellite System) pourrait atteindre 250 milliards d’euros de recettes d’ici 2010 et généré plus de 150.000 d’emplois hautement qualifiés en Europe.


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