mardi 17 octobre 2017

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Paris dénonce le manque de "sérieux" de Londres sur la défense européenne

Laurent Zecchini, le Monde avec AFP

mardi 14 novembre 2006, sélectionné par Spyworld

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La réunion des ministres européens de la défense, lundi 13 novembre, à Bruxelles, a confirmé des divergences croissantes entre deux pays qui ont été les fondateurs de l’Europe de la défense, la France et la Grande-Bretagne.

Le ton a monté entre Michèle Alliot-Marie et son homologue britannique, Des Browne, à propos des crédits de l’Agence européenne de défense. Londres s’est opposé au financement trisannuel d’un organisme qui a vocation à coordonner les programmes d’armement des Etats membres. Il s’agit d’éviter les duplications, comme celle du développement des véhicules blindés, dont il existe vingt-trois projets au sein de l’Union européenne !

Devant le refus britannique d’augmenter les ressources de l’Agence, seul le budget pour 2007 - 22,1 millions d’euros - a pu être adopté. "Chipoter pour un million d’euros pour une agence qui va nous aider à préparer la défense européenne, cela n’est pas sérieux. Je ne vois pas très bien la cohérence entre les déclarations de Tony Blair et cette position très statique", a souligné Mme Alliot-Marie.

Dix-huit pays (la France, l’Allemagne et la Pologne étant les plus gros contributeurs) ont lancé, lundi, un programme de recherche doté de 54,23 millions d’euros portant sur la protection des forces armées en milieu urbain. Il s’agit de trouver une parade à la multiplication des risques (attentat-suicide, bombes télécommandées) encourus sur certains théâtres d’opération, comme l’Afghanistan.

FORMATION DE LA POLICE AFGHANE

Un second programme de 100 millions d’euros concerne le développement de logiciels sécurisés pour la communication entre les troupes. La Grande-Bretagne ne s’est associée à aucune de ces initiatives, expliquant qu’elle a, sur ces deux sujets, ses propres programmes. "Nous concevons l’Agence de défense (dirigée par le Britannique Nick Witney) comme une agence de rendez-vous que nous utilisons si nous le voulons", a expliqué le ministère britannique de la défense.

S’agissant de l’opération militaire en cours au Congo, les ministres européens n’ont rien changé au mandat des quelque 1 200 soldats de la mission de la Force de l’Union européenne (Eufor), qui quitteront donc ce pays fin novembre, en dépit des incertitudes politiques liées aux résultats de l’élection présidentielle.

En cas de troubles, ce sont les 16 000 soldats de la Mission des Nations unies au Congo (Monuc) qui devront s’interposer. Les Vingt-Cinq devaient décider, mardi, d’envoyer une mission d’évaluation en Afghanistan, afin d’envisager de prendre en charge la formation de la police afghane.


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