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6è Rencontres Economiques et Technologiques France-Israël 2006 : Une collaboration en devenir

Emmanuelle Lamandé, Mag-Securs.com

mercredi 15 novembre 2006, sélectionné par Spynews

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Les relations politiques internationales sont indissociables des relations économiques, technologiques, ainsi que des réalités sociales et humaines qui les unissent. Elles sont le reflet de certaines collaborations qui peuvent s’avérer capitales pour l’essor d’un pays. Les accords qu’Israël entretient avec la France en sont l’exemple. Malgré un manque certain de communication et une image parfois flouée, il existe un fort potentiel de coopération économique entre la France et Israël, ces deux pays ayant des intérêts communs. Cette 6ème rencontre France-Israël « La sécurité des biens, des personnes et de l’information » a permis de faire le point sur les relations entre les deux pays, devant plus de 200 professionnels RSSI, Consultants, intégrateurs, dirigeants d’entreprises.

Pour Daniel Shek, ambassadeur d’Israël en France, il serait utile de trouver un moyen d’enrichir et d’aider la relation bilatérale qu’entretient la France avec Israël. L’image unidimensionnelle que porte Israël lui crée du tort ; la plupart des français ne connaissent Israël qu’à travers le conflit israëlo-arabe. Israël a donc besoin d’une diversification de son image. Cette rencontre contribue d’ailleurs à changer cette image, à développer des échanges et des projets.

Les grandes tendances des systèmes de sécurité pour la protection des territoires et des sites sensibles

Pour le Préfet Bernard Fitoussi, Directeur des Systèmes d’Information et Communication du Ministère de l’Intérieur, la protection du territoire ne suffit plus à protéger le citoyen. Dans nos pays, la menace globale, qui pèse sur la confiance entre le citoyen et l’Etat, ne s’exerce plus par les frontières. La pression politique s’exerce, en effet, au-delà des frontières (terrorisme, attaques informatiques,...), celles-ci étant devenues poreuses du fait d’échanges internationaux croissants. L’environnement a radicalement changé dans le domaine de la sécurité (terrorisme international, crises internationales, désastres naturels) ; il est devenu incertain et nécessite des solutions spécifiques pour le gérer. Il faut donc élever le niveau de sécurité des biens et des personnes de par la mobilisation d’outils techniques, qui ne doivent cependant ni altérer la libre circulation ni la liberté des personnes. Les limites sont difficiles à trouver. Pour le Préfet, la sécurité passe d’abord par les hommes, se termine par les hommes, et éventuellement au milieu, il peut y avoir quelques technologies. La fraude documentaire, quant à elle, est une large menace, et représente un enjeu économique et politique majeur. Il n’existe pas de grandes criminalités économiques ou politiques qui ne passent pas, à un moment, par de la fraude documentaire. La question de l’intégrité des informations est primordiale. La création de partenariats solides est donc nécessaire de façon à garantir l’intégrité des produits.

Pour Ari Bouzbib de Gemalto, la guerre, dans son sens classique, a été éradiquée. Elle touche aujourd’hui les civils, et prend la forme d’une bataille idéologique. Les terroristes étant de plus en plus équipés, le problème de sécurité d’un pays, de sa politique, se pose et nécessite la mise en place d’un système de sécurité conséquent. La politique de recherche et développement au niveau technologique prend donc tout son sens. La technicité doit cependant être acceptable par les citoyens. Il faut donc favoriser une bonne politique d’intégration, de coopération, entre l’état et l’industrie. Cette problématique soulève un nouveau challenge pour la société : comment intégrer des solutions de sécurité dans un processus de liberté ?

Quelles complémentarités franco-israéliennes dans le domaine de la sécurité ?

Daniel Rouach, professeur à l’ESCP-EAP, s’interroge sur la collaboration entre les français et les israéliens. En quoi peuvent-ils collaborer ? Dans quels secteurs ? Il existe certains problèmes de coopération entre les deux pays. Souvent, l’Etat d’Israël est perçu comme le représentant des technologies US en France. Des synergies existent cependant entre les deux pays dans différents domaines : la cryptographie, la signature électronique, les cartes à puce, la sécurité, le sans-fil, le software... La plupart des entreprises se développent dans le domaine de la sécurité. Les secteurs qui sont susceptibles de coopérer sont donc ceux des alarmes, CCTV, sécurité d’accès, des SI, systèmes embarqués. Pour Daniel Rouach, il y a suffisamment d’entreprises, de compétences et de complémentarité pour développer un partenariat entre les deux pays. Il soulève une volonté de promouvoir et de piloter des actions binationales, d’engager une vision commune.

La protection des données et l’espionnage industriel : les nouveaux défis des RSSI

Pour Pascal Lointier, président du CLUSIF, 2003 a été l’année charnière sur la professionnalisation du crime organisé, des menaces et attaques. De plus, on assiste à une customisation des attaques, c’est-à-dire à une adaptation de l’outil d’attaque à la cible que l’on va viser. Les Chevaux de Troie, par exemple, sont de plus en plus adaptés à l’entreprise donc moins facilement détectables. Les affaires de concurrences économiques peuvent entraîner certaines attaques, comme l’espionnage industriel. L’aspect humain n’est donc pas à négliger. C’est au RSSI de gérer tout ça, cependant il ne s’occupe pas forcément de l’écoute physique.

Pour Laurent Vieille, directeur développement de GEMALTO Europe, les clients souhaitent une solution de sécurité globale qui pense physique et logique à la fois. 100 millions de cartes sont émises par an, dont 5 millions seulement intègrent une capacité logique. Les outils commencent à apparaître. La sécurité logique est cependant très complexe à déployer. Les frontières de la sécurité ne sont plus garanties, qu’il s’agisse du territoire ou de l’entreprise. Les solutions ne sont rien s’il n’y a pas de politique de sécurité à côté.

Lors de son intervention Bruno Darmon, Vice Président, EMEA de Check Point a mis en avant les atouts des sociétés israëliennes : la réactivité, le développement centré sur l’extérieur du fait de la taille du marché intérieur, le brassage des cultures qui permet un brassage des idées...

Bioterrorisme, cyberwars, attentats, contrefaçons, espionnage industriel : face aux nouvelles menaces, l’industrie high-tech israélienne est montée en première ligne, développant des savoir-faire qui intéressent au plus haut point les grandes entreprises, y compris la France, soucieuses d’anticiper et de se protéger contre toutes formes d’attaques, actuelles et futures.

Cette rencontre sponsorisée par Check Point a permis à des entreprises Israëliennes comme Check Point, Aladdin, Imperva, Promisec de rencontrer des RSSI et des entreprises françaises afin d’envisager des opportunités de collaborations.

Emmanuelle Lamandé - Mag Securs


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