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Irak : Paris espère la libération "prochaine" des otages français

Reuters

dimanche 19 septembre 2004, sélectionné par Spyworld

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PARIS (Reuters) - Le gouvernement français n’est pas en mesure de confirmer un éventuel changement de statut des deux journalistes retenus en otages en Irak, évoqué dans un mystérieux communiqué, mais il espère toujours leur libération prochaine, a déclaré le ministre de l’Intérieur Dominique de Villepin.

"Nous voulons croire que nos deux compatriotes sont vivants, c’est évidemment très important et nous espérons que leur libération pourra intervenir prochainement", a-t-il dit dimanche sur Europe 1.

Il s’est dit dans l’incapacité de se prononcer sur l’authenticité du nouveau communiqué apparu samedi sur un site internet islamiste et censé provenir de l’Armée islamique en Irak, le groupe qui dit retenir Christian Chesnot et Georges Malbrunot.

"L’Armée islamique en Irak a mis fin à la détention des deux journalistes français. Ils exercent à présent leur travail en accord avec l’Armée islamique et il a été convenu qu’ils couvrent pour l’armée les combats pour une période limitée", dit ce communiqué diffusé sur le site Islam Memo Web.

Il ne semble pas que les ravisseurs supposés évoquent une libération des deux Français, détenus depuis un mois, mais plutôt un changement de leur situation.

Dominique de Villepin s’est montré très prudent sur ce communiqué, comme sur les précédents.

"Techniquement, il est très difficile d’avoir une conviction absolue et tant que nous ne l’avons pas, les commentaires sont tout à fait superflus", a-t-il dit, évoquant une "réalité mouvante et changeante".

"GRANDS PROFESSIONNELS"

Il a estimé que ce sont les journalistes eux-mêmes qui pourront le jour venu faire la lumière. "Ce sont de grands professionnels. Quand ils seront de retour, nous pourrons écouter leur témoignage et savoir la réalité des choses", a-t-il déclaré.

"N’engageons pas de polémique, n’engageons pas de débat. Notre arme à nous, (...) notre force c’est l’unité", a-t-il ajouté.

Le texte attribué à l’Armée islamique en Irak explique que "les deux journalistes français vont prouver à Bush et aux Américains, grâce à l’image et au son, qu’ils combattent des hommes qui aiment la mort autant que lui aime la vie".

L’opposition de la France à un projet d’accord à l’Otan sur la formation des forces de sécurité irakiennes, réitéré vendredi à Bruxelles, a joué un grand rôle dans la décision de changer le statut des otages, explique le texte.

Les pourparlers en vue de leur libération réelle ont été interrompus "après qu’il soit apparu que intermédiaires étaient des espions de l’ennemi, ou que leurs communications étaient espionnés par l’ennemi", ajoute-t-il..

Le texte précise que le chauffeur syrien des deux Français, Mohammed Djoundi, capturé avec eux, était actuellement jugé pour espionnage par un tribunal islamique.

Il dément enfin avoir demandé une rançon pour la libération des deux journalistes et réitère sa condamnation de la loi française interdisant les signes religieux ostensibles, dont le voile islamique, à l’école publique.

Christian Chesnot, Georges Malbrunot et Mohammed Djoundi, ont disparu le 20 août sur la route entre Bagdad et Nadjaf.

Une série de communiqués non authentifiés attribués à leurs ravisseurs ont ensuite été publiés sur des sites islamistes.


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