mercredi 13 décembre 2017

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DST, GSM, crypto, Mouamar Khadafi et Orange dans le même bateau

Marc Olanie, Reseaux-telecoms.com

jeudi 14 avril 2005, sélectionné par Spyworld

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Quelle différence y a-t-il, demande Cryptome, entre la téléphonie cellulaire française et celle de la Libye ? Aucune, elles ne sont pas cryptées, à tel titre qu’une liaison GSM non protégée est qualifiée de « french mode ». Il faut simplement faire remarquer que l’absence de cryptage des liaisons GSM est, dans le pays du dictateur libyen, une nécessité imposée par des restrictions d’importation imposées par les pays du bloc occidental, tandis qu’en France, c’est tout simplement pour que les fonctionnaires de la Rue des Saussaies n’aient pas à s’enquiquiner pour écouter les confidences d’une dangereuse actrice de cinéma conversant avec un abominable présentateur TV ou un inquiétant journaliste breton.

Des révélations qui peuvent surprendre. Tout comme a surpris, en septembre 2003, non pas l’annonce du « cassage » des mécanismes de protection du GSM par Eli Biham (voir également les travaux de Shamir sur ce sujet), mais la réponse consternante que fit le groupement des constructeurs d’équipements GSM : « Ce serait bien trop complexe et coûteux ». L’achat ou le détournement d’un relais GSM est-il franchement coûteux si l’on souhaite surveiller les conversations du patron d’Airbus Industries ou du CFO du groupe Pineau Printemps / Redoute ? (Note du Correcteur : Ces deux-là, cela fait belle lurette que les officiers de la DST les ont avertis de ne surtout pas utiliser un GSM. Tout de même !)


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