mardi 17 octobre 2017

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Thales à Pessac s’associe à des PME et des labos du Sud-Ouest

Colette Goinère, l’Usine Nouvelle

jeudi 16 novembre 2006, sélectionné par Spyworld

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Le site girondin de la division aéronautique de Thalès, implanté à Pessac, spécialisé dans les systèmes de missions aéroportés et dans les radars aéroportés, a signé mercredi, un partenariat avec trois PME et quatre labos de recherche d’Aquitaine et Midi-Pyrénées.

Ce groupement réunit les entreprises girondines Axyz (technologies d’affichage 3D), Be Tomorrow (génération de flux vidéo de synthèse 3D et intégration de bases complexes) et une PME toulousaine Magellium (validation d’outils de spécification et de développement de techniques de traitement de l’image). Quatre laboratoires de recherche d’Aquitaine et Midi-Pyrénées sont également impliqués (IdC, Eurisco, Labri-Inria, Liuppa). Objectif : mener à bien le projet Soul (System Oriented UAV Laboratory), labellisé au titre du pôle de compétitivité Aérospace Valley. Le programme vise à intégrer le facteur humain dans la conception et l’emploi des systèmes de drones (avions sans pilotes), sachant qu’entre l’appareil lui-même, le pilotage effectué à partir d’une station sol et le centre de commandement, qui recueille les informations, contrôle le drone et ses charges (radar, équipements optiques), il y a une multitude de fonctionnalités et une densité d’informations très importante.

Le projet Soul devrait donc apporter une aide à la décision et aux opérations. L’enjeu est d’importance. Avec la surveillance maritime, des frontières, celle des sites sensibles, de l’environnement, mais aussi la surveillance militaire, le marché des drones est promis à une belle ascension à l’horizon 2010. Thales peut déjà faire valoir son système de mission Watchkeeper, sélectionné par l’armée britannique qui permet de disposer de capacités de surveillance tout-temps, de jour comme de nuit, en utilisant des drones qui ont une capacité d’autonomie de plus de 16 heures de vol. De même, le groupe négocie actuellement pour remporter des contrats de systèmes de drones pour l’Otan, mais aussi pour des besoins d’appareils de surveillance en France, en partenariat avec l’Allemagne et l’Espagne. Un contrat autour de la surveillance tactique à basse altitude est aussi dans les tuyaux.

Pour gagner des parts de marchés sur ce marché, Thales a investi « quelques millions d’euros » dans la création sur son site de Pessac, d’un laboratoire de simulation technico-opérationnel-industriel (LTO-I) dédié à la conception de systèmes de surveillance à base de drones. Ce centre permet d’effectuer des simulations en fonction de la problématique du client et de définir de façon précise son besoin, le tout avec des moyens efficaces et économiques.

« Avec cet outil de simulation, nous garantissons l’optimum économique pour nos clients » explique Jean-François Henrio, directeur de la Business Line Mission Airborne Solution, au sein de Thales. C’est dans ce laboratoire que les thèmes de recherche du projet Soul vont être développés. Au total, le programme représente un investissement de 3, 8 millions d’euros dont 1,18 million d’euros financé par l’Etat et 640 000 euros par la Région Aquitaine, prête à aller plus loin dans son engagement.

De son côté, la PME girondine Be Tomorrow, (850 000 euros de chiffre d’affaires, 16 salariés) injectera 600 000 euros (dont 240 000 euros pris en charge par l’Etat et la Région) en R&D dans le projet, et embauchera trois personnes. Un investissement qu’elle compte bien rentabiliser par ailleurs. « La R&D que l’on va mener pour le projet Soul nous servira à bâtir un produit pour Alcatel » annonce Jean-Dominique Lauwereins, co-fondateur de Be Tomorrow, tout en espérant continuer à travailler avec Thales au-delà du projet Soul, pour « s’ancrer réellement avec eux ».


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