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L’armée américaine propose plus de conseillers militaires en Irak

Jim Mannion, AFP

vendredi 17 novembre 2006, sélectionné par Spynews

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Sous la pression de l’opinion publique et du Congrès aux Etats-Unis, l’armée américaine propose d’intégrer davantage de ses conseillers militaires au sein des forces de sécurité irakiennes pour aider l’Irak à sortir de la spirale de violence.

Le général John Abizaid, commandant des forces américaines pour le Proche-Orient, a estimé mercredi qu’il faudrait augmenter de manière substantielle les équipes de conseillers militaires. Selon lui, il s’agit d’un changement majeur mais certains ont estimé qu’il s’agissait seulement de la stratégie actuelle renforcée.

L’armée américaine compte actuellement 4.000 conseillers militaires au sein des forces de sécurité irakiennes. Il reste à savoir si l’augmentation du nombre de ces conseillers signifiera une augmentation du contingent militaire américain en Irak qui est actuellement de 144.000 soldats.

"Il est possible de redéployer certaines personnes, il est possible aussi de demander des renforts pour effectuer ce genre de tâches", a dit jeudi un porte-parole du Pentagone, Bryan Whitman.

Le général Abizaid a déclaré mercredi à la commission du Sénat sur les forces armées qu’il pensait que les conseillers militaires pourraient être pris sur les effectifs déjà en Irak mais que ce plan pourrait nécessiter une augmentation temporaire des effectifs du contingent américain.

"On peut ajouter 20.000 Américains demain et obtenir un résultat temporaire", a-t-il dit. "Mais quand vous regardez les effectifs militaires américains disponibles, nous ne sommes pas en mesure de remplir cet engagement sur la durée", a-t-il ajouté.

Selon lui, ces conseillers militaires permettraient "d’accélérer l’entraînement (des forces irakiennes), d’accélérer la livraison d’armes lourdes et d’accélérer la capacité des troupes irakiennes à se déployer".

"S’il faut plus de troupes, il faut qu’elles viennent pour permettre à l’armée de terre irakienne d’être plus forte", a dit le général Abizaid. "C’est mon opinion."

Ce changement est loin du bouleversement de stratégie soutenu par des démocrates et des républicains.

Une nouvelle stratégie pourrait émerger de la vaste revue d’ensemble interne de la politique irakienne par l’administration Bush ou être initiée par Robert Gates, désigné pour remplacer le secrétaire à la Défense démissionnaire Donald Rumsfeld.

Mais John Abizaid a dit clairement qu’il fallait agir immédiatement face à la spirale de violence qui pourrait faire basculer le pays dans le chaos si elle n’était pas arrêtée dans les quatre à six prochains mois.

Des responsables du renseignement américain ont décrit mercredi une situation encore plus sombre, soulignant les énormes obstacles auxquels est confronté le gouvernement du Premier ministre irakien Nouri al-Maliki.

Le bureau de la CIA à Bagdad décrit des violences confessionnelles qui sont le fait "de groupes de plus en plus petits se battant pour des questions de plus en plus mineures dans des zones de plus en plus réduites", a dit le directeur de la CIA, Michael Hayden, devant la commission sénatoriale.

Les forces de la coalition sont désormais "le principal rempart contre un effondrement de l’autorité centrale", a dit le général Michael Maples, chef du renseignement militaire (DIA).

Le général Abizaid a déclaré qu’il avait déployé environ 2.000 Marines supplémentaires dans la province d’al-Anbar, un bastion de l’insurrection sunnite. Il a reconnu que cette province n’était pas sous contrôle.

Il a souligné que la préoccupation principale restait Bagdad et que l’armée de terre irakienne devait s’en prendre aux milices qui posent désormais la menace immédiate la plus importante.


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