lundi 23 octobre 2017

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Un fraudeur-espion utilise l’Ordre des ingénieurs

Géraldine Martin, le Journal de Montréal

vendredi 17 novembre 2006, sélectionné par Spynews

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L’Ordre des ingénieurs du Québec met en garde contre les risques d’imposture, après que l’un de ses membres eut vraisemblablement été victime d’espionnage industriel.

« Attention aux imposteurs ! », écrit l’Ordre dans son magazine du mois de novembre, qui raconte l’arnaque dont a été victime un ingénieur d’une firme de biotechnologies.

Un beau matin, cet ingénieur a vu arriver dans son bureau un individu prétendant être un inspecteur de l’Ordre.

Loin de penser qu’il avait peut-être affaire à un imposteur, l’ingénieur a laissé l’individu consulter ses dossiers.

Quelques mois plus tard, s’inquiétant de ne pas recevoir son rapport d’inspection, l’ingénieur a téléphoné à l’Ordre. Il a plutôt appris que ce dernier n’avait jamais effectué d’inspection.

« Il s’agit vraisemblablement d’un cas d’espionnage industriel », indique l’Ordre, qui suggère notamment à ses membres de demander une pièce d’identité à l’inspecteur qui se présente chez eux.

Vol d’identité

« Le vol d’identité est particulièrement en recrudescence », commente pour sa part Louis Laframboise, vice-président, enquêtes et consultation chez l’entreprise de sécurité québécoise Garda.

Longtemps chasse gardée des gangs de rue, le vol d’identité s’est perfectionné au fil du temps et relève maintenant de structures beaucoup plus organisées, explique M. Laframboise.

Mais le vol d’identité n’est pas la seule forme d’espionnage industriel. Les vols d’ordinateurs portables, par exemple, sont également un moyen de dérober de l’information. Selon M. Laframboise, 1% des voitures volées le sont pour les renseignements contenus dans les ordinateurs laissés sur la banquette.

Le vol d’information peut également s’effectuer par le biais des ordinateurs de poche de type BlackBerry. Certains fraudeurs arrivent à se connecter sur les réseaux sans fil, qui ne sont pas toujours sécurisés, rappelle M. Laframboise.

Tous secteurs

Et il n’y a pas un secteur plus à risque que d’autres, ajoute cet ancien employé de la Gendarmerie royale du Canada. « L’espionnage est partout. »

Outre la recherche et développement, on peut le trouver dans le commerce de détail. Il peut, par exemple, s’agir d’un employé qui cherche à obtenir de l’information sur la prochaine campagne publicitaire de l’un de ses concurrents.

L’Ordre des ingénieurs du Québec compte 52 600 membres.


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