lundi 16 octobre 2017

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Les pôles de compétitivité s’ouvrent à l’international

Annie Kahn, le Monde

lundi 20 novembre 2006, sélectionné par Spyworld

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"’L’entreprise américaine Cisco a doublé sa présence à Sophia Antipolis grâce au pôle de compétitivité. Les pôles relancent l’attractivité du territoire." Pour Pierre Laffitte, président de la Fondation Sophia Antipolis, qui recevait, vendredi 17 novembre, le deuxième Forum des pôles de compétitivité, l’ouverture des pôles à l’international est une nécessité.

Le fait que ces pôles aient été créés pour stimuler l’économie française et pour doper l’innovation dans les entreprises de l’Hexagone ne doit pas entraîner un repli sur soi, ont déclaré d’un commun accord l’ensemble des participants au Forum.

Les pôles sont incités à attirer des investisseurs (entreprises ou laboratoires) étrangers dans leur périmètre. Outre la concentration de compétences spécialisées, les déductions fiscales accordées, quelle que soit leur nationalité, et les aides financières attribuées aux projets sont des arguments de poids.

La législation sur le partage de la propriété intellectuelle, entre entreprise et laboratoire universitaire, beaucoup plus souple en France qu’aux Etats-Unis (où les brevets sont obligatoirement la propriété de l’université dès lors qu’elle a participé à un projet de recherche), est aussi un avantage, a déclaré Graham Holmes, directeur des coopérations avec les universités pour Cisco.

Mais il est aussi fortement suggéré aux responsables des pôles de se développer hors frontières en mettant en place des systèmes de veille internationale pour nouer des coopérations.

Un ambassadeur, Bernard de Montferrand, a été nommé en juillet, pour aider les Pôles à " créer le maximum de réseaux internationaux. Ouvrir des portes", comme il le dit lui-même. Pour ce diplomate, qui fut en poste en Inde, à Singapour, aux Pays-Bas et au Japon, "l’objectif numéro un est que cette coopération internationale facilite la mise au point de produits, entraînant la création d’activités, avec des règles de partage de la valeur bien établies entre les différents partenaires. Pour créer des emplois".

Cette internationalisation est aussi voulue par les laboratoires, déjà très ouverts sur le monde, et sur l’Europe en particulier, ne serait-ce que pour pouvoir bénéficier des aides européennes à la recherche.

AIDES FINANCIÈRES

Au niveau national, des aides tant financières que logistiques sont désormais proposées pour favoriser cette internationalisation. La direction générale du Trésor et de la politique économique (DGTPE) a ainsi annoncé avoir réalisé une cartographie des pôles dans 17 pays. La direction générale des entreprises (DGE) a aussi annoncé qu’elle était prête à financer des opérations visant la mise en place de partenariats internationaux.

La multiplicité de dispositifs proposés est telle qu’elle aurait même avantage à être simplifiée, ce qu’a suggéré le ministre délégué à l’aménagement du territoire, Christian Estrosi.

De nombreux pôles n’ont d’ailleurs pas attendu ces aides pour nouer des coopérations. Le Pôle System@tic (Ile-de-France) a signé un accord avec le cluster allemand SafeTrans, dans le domaine des systèmes embarqués pour les transports. Le pôle Biovalley, associe universités strasbourgeoise, allemande (Fribourg) et Suisse (Bâle).

Et, lors du Forum, un accord a été signé entre la Fondation Sophia Antipolis (et son pôle Solutions communicantes sécurisées) et le réseau israélien Matimop, ainsi qu’avec le parc technologique de Pune, en Inde.


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