vendredi 15 décembre 2017

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L’espion arrêté à Montréal était un Russe

Presse Canadienne

mercredi 22 novembre 2006, sélectionné par Spyworld

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L’individu arrêté il y a une semaine à Montréal est un espion russe qui oeuvrait depuis plus d’une décennie au Canada et à l’étranger, et il représente une menace pour la sécurité nationale, selon les documents déposés en Cour fédérale par le Service canadien du renseignement de sécurité (SCRS).

D’après ces documents, l’homme qui dit s’appeler Paul William Hampel a utilisé un certificat de naissance frauduleux émis en Ontario pour se procurer trois passeports canadiens en 1995, 2000 et 2002.

Le SCRS allègue que l’homme fait partie du Sluzhba Vneshney Razvedki (SVR), l’agence d’espionnage étranger des services secrets russes.

« Devant des auditoires russes, le SVR ne cache pas qu’il pratique l’espionnage à un haut niveau et se vante fréquemment du vol de secrets financiers et industriels pour venir en aide à l’économie russe en difficulté », peut-on lire dans le document.

« Mais devant des auditoires internationaux, le SVR préfère parler de coopération avec les États-Unis, le Canada et d’autres pays dans la lutte commune contre le terrorisme, le crime organisé et le trafic nucléaire. »

« Hampel » doit comparaître en Cour fédérale, à compter de ce mercredi. Mais un de ses avocats, Stéphane Handfield, a fait savoir qu’il demanderait un délai d’au moins une semaine dans les procédures, pour lui permettre de rencontrer son client et de prendre mieux connaissance du dossier.

Selon le SCRS, au moment de son arrestation à l’aéroport international Pierre-Elliott-Trudeau, le 14 novembre, l’espion présumé avait en sa possession un faux certificat de naissance ontarien, un passeport canadien et l’équivalent de 7800 $ en cinq devises différentes.

Il détenait aussi plusieurs cartes bancaires et cartes de crédit, une série de fiches comportant des textes écrits à la main, trois téléphones cellulaires, deux caméras numériques, une radio ondes courtes et cinq cartes mémoire, dont certaines étaient protégées par un mot de passe.

Par ailleurs, un des avocats chargés d’assurer la défense du suspect affirme que l’homme a fait face à des difficultés pour entrer en contact avec ses défenseurs.

L’avocat Handfield a indiqué mardi qu’il a finalement rencontré son client dimanche, mais se refuse à dire à quel endroit celui-ci est détenu.


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