samedi 21 octobre 2017

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I-RFID : une ancienne technologie pour des nouvelles utilisations

M.M.O., Tunishebdo.com.tn

mercredi 22 novembre 2006, sélectionné par Spyworld

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Pour certains elle est vulnérable à des multiples attaques, pour d’autres et en particulier pour les américains elle est indispensable pour leur sécurité. Pourquoi et comment intégrer ces technologies dans les solutions informatiques ?

La Radio Identification ou Radio Frequency Identification est une technologie qui utilise les ondes radios afin d’identifier des objets ou des personnes et ceci de manière automatique. Une des méthodes d’identification les plus utilisées est d’abriter un numéro de série ou une suite de données dans une puce et de relier cette dernière à une petite antenne. Ce couple (puce silicium + antenne) est alors appelé RFID. Ces " tag" peuvent alors être incorporées dans des objets ou être collées sur des produits. Rappelons que cette technologie n’est pas du tout nouvelle mais a été utilisée au cours de la seconde guerre mondiale.

Pour exploiter les informations contenues dans ces étiquettes, il faut impérativement disposer du lecteur approprié. Celui-ci émet des ondes radios en direction de la capsule ce qui permet de l’alimenter en énergie, en d’autres termes de l’activer, pour en extraire les informations qu’elle renferme. Ainsi, plus la fréquence du lecteur est élevée, plus le débit est important sur de longues distances et plus l’implémentation de nouvelles fonctionnalités devient possible (cryptographie, augmentation de la taille de la mémoire).

Les fonctionnalités offertes par cette technologie sont trop nombreuses pour être énumérées dans cet article, nous n’allons citer que celles qui seront les plus utilisées :

Implantation des puces RFID dans le bras des patients pour connaître leur dossier médical lors d’une hospitalisation d’urgence. Ce principe a été récemment utilisé par des assurances américaines pour épargner le risque d’erreurs médicales lors d’un diagnostic médical et ainsi de leur épargner de coûteux procès. Encore dans le domaine médical, les médecins de la célèbre Stanford University associent ces puces à leurs matériaux chirurgicaux. Ainsi, et après chaque opération, il leur suffit de passer le lecteur sur la zone opérée pour détecter un éventuel oubli d’instruments chirurgicaux et d’éviter aux infirmières le pénible travail de comptage post-opératoire qui peut durer jusqu’à 30mn. La présence de corps étrangers dans le ventre des malades a causé la mort de 57 Américains en 2000.

Intégration des étiquettes dans les vêtements. Ces dernières peuvent contenir des données précises quant à la température de lavage supportée et le type de programme de lavage adéquat. Le prototype de cette nouvelle génération de machines à laver a déjà vu le jour en Asie. De même pour les produits alimentaires, de nouveaux réfrigérateurs vont voir le jour, ils permettent de régler la température de réfrigération selon le type des produits stockés, et d’indiquer au consommateur ceux qui sont périmés ou qui ne vont pas tarder à le devenir.

Utilisation de cette technologie dans les aéroports en l’intégrant dans les bagages. Les possibilités offertes dans ce cas et le degré de flexibilité qu’offre ces puces vont permettre d’adopter ce mode d’étiquetage et de remplacer l’actuel qui utilise les codes à barres comme moyen d’identification des valises.

L’intégration de ces tags dans la nouvelle génération de passeports. C’est le cas des nouveaux passeports électroniques ou appelés aussi biométriques dont l’utilisation commence à se répandre partout.

Cependant, "code-barres hertzien mobiles" sont-elles assez sécurisées pour être admise par la communauté internationale ?

Prochain article : II- RFID : la solution universelle idéale ?


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