dimanche 22 octobre 2017

Accueil du site > Renseignement > International > Des faux de grande qualité

Des faux de grande qualité

Radio-Canada.ca

mercredi 29 novembre 2006, sélectionné par Spyworld

logo

Un employé des Services canadiens de renseignement de sécurité (SCRS) a témoigné sous un nom d’emprunt, mardi, à l’audience en Cour fédérale du présumé espion russe arrêté à l’aéroport Montréal-Trudeau, à la mi-novembre.

Les services de renseignements canadiens soutiennent qu’il est un espion russe alors que son avocat prétend qu’il est un citoyen canadien.

Spécialiste de la Russie et détenteur d’un doctorat en études russes, l’employé du SCRS a expliqué que le SVR, le service de renseignement russe qui a succédé au KGB, recueille des informations à l’étranger et que, depuis l’élection de Vladimir Poutine à la tête du pays, le mandat de l’organisme a été élargi.

Selon le témoin du SCRS, des agents illégaux sont envoyés dans d’autres pays pour se façonner une « légende », c’est-à-dire une identité. Ces agents d’élite volent des secrets à l’État et à des sociétés privées, a-t-il ajouté.

Plusieurs renseignements sont classés « top secret », et ne peuvent être révélés par le SCRS. Ainsi en va-t-il de la nature des activités de Paul William Hampel et du moment de sa découverte sur le territoire canadien.

Des faux de grande qualité

Un expert de l’État civil de l’Ontario a également témoigné, mardi matin. Il a déclaré que le certificat de naissance et le certificat d’enregistrement de naissance de M. Hampel sont des faux de grande qualité.

Selon l’expert qui a témoigné, les numéros qui apparaissent sur le certificat de naissance sont ceux d’une autre personne. Le présumé espion aurait utilisé un acte de naissance frauduleux, délivré en Ontario, pour se procurer des passeports canadiens en 1995, 2000 et 2002.

Lors de son arrestation, l’individu s’exprimant en anglais avec un léger accent russe avait en sa possession un faux acte de naissance ontarien, un passeport canadien et l’équivalent de 7800 $ en cinq devises différentes.

Il avait également plusieurs cartes bancaires, trois téléphones cellulaires, une série de fiches comportant des textes écrits à la main, deux appareils photo numériques, une radio à ondes courtes et cinq cartes mémoire, dont certaines étaient protégées par un mot de passe.

L’individu est détenu à Montréal en vertu d’un certificat de sécurité délivré par le gouvernement canadien. La nature de ses présumées activités d’espionnage n’a pas été précisée.

C’est la première fois depuis plus de 10 ans qu’un présumé espion est appréhendé au Canada. En 1996, deux espions russes avaient été expulsés du pays.

JPEG - 5.2 ko

Le présumé espion russe Paul William Hampel


Envoyer : Newsletter Imprimer : Imprimer Format PDF : Enregistrer au format PDF PartagerPartager :