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La Russie vue par la presse de la CEI et des pays baltes

RIA Novosti

lundi 4 décembre 2006, sélectionné par Spynews

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ESTONIE

L’article de Vladimir Poutine sur le partenariat Russie-Union européenne publié dans le Financial Times a suscité de vastes échos dans la presse locale. Dans la déclaration du chef de l’Etat russe sur les droits des minorités ethniques dans l’Union les analystes discernent une menace dissimulée pour l’Estonie et la Lettonie. "Espérons que la condition de la minorité russophone en Estonie ne se retrouvera pas au premier plan des rapports UE-Russie. Heureusement, cette fois-ci, le Kremlin, a choisi le ton qui convient : ni l’Estonie ni la Lettonie n’ont été citées nommément (à l’opposé des articles précédents). Des paroles de Vladimir Poutine, on peut comprendre qu’un accord avec l’UE est son grand souhait. Par exemple, il est instructif de lire que, de l’avis de Poutine, la Russie fait partie de la famille européenne. Une question se pose : sous quelles conditions la Russie veut en faire partie ? Voilà qui doit être éclairci en premier lieu ("Postimees", 23.11).

Les médias ont très négativement réagi à la publication par le Service russe de renseignements extérieurs de documents d’archive dont il ressort que les Etats-Unis et la Grande-Bretagne étaient d’accord, en 1940, avec l’introduction de troupes soviétiques dans les pays baltes. "L’examen, par les Américains, des événements datant de la Seconde guerre mondiale fournit à Moscou une bonne occasion pour mener sa contre-propagande : si les pays d’Occident ternissent maintenant leur propre réputation, les Russes les y aideront avec joie. Résultat, on a l’impression que les pays d’Occident étaient des complices sinon les responsables de l’annexion et de l’occupation injuste des pays baltes pendant 50 ans (�). Selon le Service de renseignement russe, l’élimination des régimes pronazis et l’introduction de troupes soviétiques dans les pays baltes étaient perçues dans les démocraties occidentales comme une démarche "désagréable mais nécessaire et opportune" ("Eesti Paevaleht", 27.11).

Certains journaux démentent la version qui a largement cours en Estonie selon laquelle la "responsabilité" de l’"occupation des pays baltes" incombe uniquement aux Russes. "La Révolution d’octobre (de 1917) n’a pas été l’entreprise des seuls Russes. Bien au contraire, les représentants d’autres peuples de l’Empire ont joué un rôle clef : les Juifs et les Géorgiens, les Arméniens et les Polonais, les "tireurs" lettons et même, à la mesure de leurs forces, les Estoniens (...). La politique économique du Kremlin dans les années 1960-1980 ne correspond pas non plus aux critères de l’occupation : à l’époque, l’Estonie et les autres "Etats occupés" étaient largement subventionnés en regard de l’état désastreux des kolkhozes russes quelque part dans la région de Iaroslavl (�). Pouvez-vous imaginer un Hitler dépensant des sommes considérables pour se pavaner en France, alors que les Bavarois ne trouvaient plus de saucisses dans les charcuteries ?" ("SL Ohtuleht", 24.11).

LETTONIE

Donnant son avis sur le sommet Russie-UE en Finlande, la presse relève que la l’Europe n’a pas pu élaborer de position unique à l’égard de la Russie, les intérêts économiques de certains pays ayant pris le dessus. "Les Polonais (qui bloquent le lancement des négociations de l’UE avec Moscou) ont réussi à s’assurer le soutien de certains membres de l’Union, dont la France, la Suède, la Lituanie et l’Estonie (�).Dans ce contexte, le fait que la Lettonie se soit abstenue de soutenir la Pologne saute aux yeux (�). De toute évidence, le calcul du rapport intérêts/valeurs, les intérêts en Russie, par rapport aux valeurs communes avec l’UE, ont prédominé" ; "Pour une UE élargie, il devient plus difficile de s’entendre sur une position commune dans les rapports avec la Russie" ("Diena", 24.11).

Les restrictions frappant les importations de poisson en provenance d’Europe et décrétées par la Russie sont largement commentées par la presse. A en croire des experts, cette décision de Moscou ne peut que profiter à Riga, les entreprises lettonnes étant parfaitement en mesure, à leur avis, d’occuper la niche abandonnée par les exportateurs européens. "Un nouveau tournant s’annonce dans la guerre du poisson déclarée par la Russie. Maintenant les importations non seulement en provenance de Lettonie mais aussi d’autres pays de l’UE, ainsi que d’Ukraine, font l’objet de restrictions. Raison officielle : combattre la contrebande et les faux en écriture. Résultat, non seulement le poisson cru mais aussi le poisson transformé sont bannis (�).Dans le domaine des livraisons de poisson la Lettonie a l’honneur de servir de "pont" entre la Russie et le reste de l’Europe " ("Telegraf", 27.11).

LITUANIE

Les médias lituaniens refusent de reconnaître la Russie comme "membre de la famille européenne", telle qu’elle est présentée dans l’article de Vladimir Poutine publié à la veille du sommet Russie-UE en Finlande. "Lorsque le président Vladimir Poutine écrit que "de par son caractère et ses traditions historiques et culturelles la Russie fait naturellement partie de la "famille européenne", quelque chose sonne faux. Jusqu’à présent, cette communauté de valeurs était un argument des diplomates de l’Union européenne et de la Lituanie qui tentent de démontrer, le plus souvent à eux-mêmes, que la Russie appartient à cette famille. Rares sont ceux qui y croient en Russie (�). La vitesse avec laquelle (Poutine en Russie) a réussi à reconstituer les structures du vieux comportement en en appelant aux vieilles valeurs, n’expliquerait pas à elle seule que le fossé énorme qui se creuse devant les murs est des pays baltes est uniquement le produit d’un seul régime politique. Comme pays européen, la Russie n’existe pas, n’a jamais existé et on ignore si elle existera un jour. Selon toute vraisemblance, l’Union européenne n’est pas loin de reconnaître que la stratégie d’"engagement" de la Russie ne s’est pas justifiée et que les conseillers de Vladimir Poutine avaient raison en évoquant une "démocratie souveraine", de même que le président américain George Bush qui parlait de "démocratie à la russe".

Dans les résultats du sommet d’Helsinki, certaines éditions voient une défaite tactique de Moscou. "Il semble que la Russie, qui se présente comme une "superpuissance énergétique", subisse une série d’échecs en politique extérieure. La rencontre d’Helsinki a montré que l’Europe, qui ne s’est jamais distinguée par une plus grande unité, a réussi à résister au diktat russe et même à contraindre la Russie à baisser le ton. Comme c’est déjà une habitude, le Kremlin nie que les mauvais rapports entre la Russie et ses voisins aient un aspect politique ("Verslo Zinios", 27.11).

Parmi les nombreuses versions expliquant le décès de l’ancien officier du FSB Alexandre Litvinenko, celle d’une vengeance planifiée par le Kremlin contre ce transfuge est la plus répandue. De l’avis de nombreux commentateurs, cette mort doit enfin "éveiller l’opinion occidentale". "C’était un assassinat incroyablement professionnel et sadique à la fois. Ils l’ont tué (Litvinenko) par haine et par soif de vengeance. Une lutte pour le pouvoir se déploie au Kremlin et il en a été victime" ("Respublika", 25.11). "L’Occident doit enfin ouvrir les yeux : un régime tel que le Kremlin de Poutine ne saurait être qualifié autrement que de barbare. Au lieu de s’entendre avec ses opposants, il les anéantit. Bientôt les coups de théâtre comme celui-ci seront de plus en plus nombreux" ("Lietuvos rytas", 25.11). "Les poisons à l’aide desquels sont éliminés des opposants sont un vieux truc des services secrets russes auquel ils recouraient à l’époque terrible de la guerre froide. Il n’y a pas longtemps, le président ukrainien Viktor Iouchtchenko défiguré a failli partager leur sort. Tout porte à croire qu’il faut y voir, cette fois également, la main de Moscou" ("Panorama", 28.11).

UKRAINE

Les médias soulignent la situation désespérée de l’Ukraine qui est obligée de faire preuve d’une tolérance excessive à l’égard de Moscou. "[Le président Victor] Iouchtchenko est allé [au sommet de la CEI de Minsk] pour s’entretenir avec M.Poutine... La répartition des rôles à de telles négociations est claire, on voit qui est le "demandeur" et qui est le "bienfaiteur" - s’il le veut bien... Les fonctionnaires ukrainiens disent, dans les couloirs, que M.Iouchtchenko est obligé de flatter M.Poutine" (Revue russo-ukrainienne "Guliay-Pole, 28.11).

La presse considère les propos du médecin hygiéniste en chef de Russie Guennadi Onichtchenko qui menace de déclarer l’embargo sur les importations de vin ukrainien comme le prologue à un nouveau spectacle politico-économique de la Russie. Moscou pourra évincer les concurrents ukrainiens du marché russe et élargir sa présence en Ukraine en offrant des préférences économiques contre des concessions politiques de Kiev. "Le problème est-il repassé dans le champ politique ?... On a commencé par les vins géorgiens et moldaves, maintenant c’est le tour de l’Ukraine" (Oligarkh.net, 27.11).

MOLDAVIE

Les commentateurs se rallient à l’hypothèse des médias étrangers qui attribuent l’empoisonnement d’Alexandre Litvinenko au Kremlin et lancent des accusations contre les autorités russes. "M.Litvinenko a émis des propos sensationnels sur l’implication des services secrets russes dans l’organisation d’attaques et d’attentats et sur la dérive de la société russe vers le totalitarisme. Malheureusement, il n’avait pas tort. Enivrés par les prix élevés du pétrole et du gaz naturel, les dirigeants russes ont choisi une voie qui éloigne leur pays des grandes démocraties mondiales... M.Poutine qualifie son régime de "démocratie souveraine". En effet, il s’agit d’un hybride russe qui cherche à associer économie de marché et dictature nationaliste" (Jurnal de Chisinau, 28.11).

ARMENIE

On parle beaucoup de la récente déclaration du sous-secrétaire d’Etat américain pour l�Europe et l�Eurasie, Matthew Bryza, selon laquelle à l’heure actuelle les Etats-Unis ont plus intérêt à maintenir la stabilité en Arménie qu’à soutenir les progrès de la démocratie dans ce pays. Les journalistes constatent qu’ayant perdu tout espoir d’être épaulés par Washington, certains opposants arméniens se sont empressés de faire allégeance à Moscou. "Il semble que la récente déclaration de M. Bryza a poussé bien des opposants à constater que dans la question de la relève du pouvoir, il était inutile de compter sur les Américains. Cela explique sans doute la passivité inédite depuis ces derniers temps de la prétendue "aile gauche de l’opposition". D’autre part, une telle attitude des Etats-Unis a incité bien des personnes à se tourner de nouveau vers le nord - du côté de Moscou" (168 jam, 22.11).

Pour sa part, l’"opposition incorruptible" a soumis dans les médias à une critique extrêmement virulente le manque de principes des partis politiques, prêts à tout pour gagner l’appui de Moscou. "Et voilà qu’une nouvelle fois, la botte russe menace l’indépendance de l’Arménie� Une véritable bataille a éclaté aujourd’hui entre les politiques arméniens brûlant de prouver leur dévouement à la Russie� Les leaders de pratiquement tous les partis politiques du pays se sont mis dans la file d’attente pour obtenir de Moscou l’aval de leurs activités" (Aikakan Zhamahak, 25.11).

GEORGIE

L’attitude adoptée par Tbilissi sur la question de l’adhésion de la Fédération de Russie à l’Organisation mondiale du Commerce (OMC) passionne toujours les médias géorgiens.

Les déclarations catégoriques de Gueorgui Arveladzé, nommé récemment au poste de ministre du Développement économique de la Géorgie, à propos des conditions auxquelles Tbilissi pourrait avaliser l’adhésion de la Russie à l’OMC lui ont valu des commentaires ironiques. "En attendant, Tbilissi a le temps soit de se taire soit de crier haut et fort. La Russie sera admise à l’OMC vers la fin de 2007. Et d’ici là, aussi bien Arveladzé que d’autres peuvent se targuer de pouvoir empêcher la Russie d’adhérer à l’OMC� Quoi qu’il en soit, c’est finalement à la Maison-Blanche que la décision sera adoptée� Par ses déclarations fracassantes, Arveladzé met tout simplement le président dans une situation embarrassante. Par la suite, Saakachvili aura à se justifier, voire à reculer" (Alia, 23.11).

Les analystes soulignent que les ententes enregistrées entre les Etats-Unis et le Kremlin ont d’ores et déjà prédéterminé l’évolution ultérieure des événements. "La Géorgie est un pays partenaire des Etats-Unis, et du moment que les Etats-Unis soutiennent l’adhésion de la Russie à l’OMC, nos autorités ne bloqueront pas cette décision" (Akhali Taoba, 28.11). "L’adhésion de la Russie à l’OMC est souhaitée par les pays de l’Union européenne (UE) car directement lié à la sécurité énergétique et à l’approvisionnement en gaz de l’Europe. Aussi, bon gré mal gré, la Géorgie devra-t-elle l’accepter� De nos jours, le monde fait déjà pas mal de concessions à la Russie. Rappelons-nous par exemple que Moscou a frappé d’embargo certains produits estoniens. L’Estonie est aujourd’hui un membre influent de l’Organisation mondiale du Commerce, mais le Kremlin n’entend toujours pas du tout lever ces barrières" (Grouzia Online, 24.11).

Les espoirs des autorités de pouvoir approvisionner l’hiver prochain le pays en gaz iranien et azerbaïdjanais en remplacement du gaz russe sont remis en doute par la presse. Les experts craignent que l’Azerbaïdjan et l’Iran ne plient sous la pression de la Russie. "Il y a là le problème de la Russie� qui déclare carrément que si ce gaz (azerbaïdjanais) parvient en transit à la Géorgie, son prix augmentera" (News-Georgia, 24.11). "L’Azerbaïdjan aura sans doute de sérieux problèmes à cause de son intention de livrer du gaz naturel en Géorgie. Il est évident que l’Azerbaïdjan ne laissera pas sans gaz naturel sa propre population, car il en manque lui-même. La Russie peut mettre l’Azerbaïdjan dans la même situation que la Géorgie, en élevant considérablement le prix du combustible bleu� Il n’est pas non plus exclu qu’au Conseil de sécurité de l’Organisation des Nations Unies la Russie fasse pression sur l’Iran pour que celui-ci ne nous fournisse pas, lui non plus, de gaz naturel" (Rezonansi", 23.11).

AZERBAIDJAN

Constatant la dégradation des relations entre Bakou et Moscou en faveur du resserrement des liens Azerbaïdjan - Occident, les médias d’opposition appréhendent des sanctions sévères de la part du Kremlin. "La politique russe "de la carotte et du bâton" en matière de fournitures d’hydrocarbures est aussi appliquée à l’Azerbaïdjan. Les prix des hydrocarbures sont depuis ces dernières années un instrument de spéculations fort prisé par les politiques du Kremlin. C’est en fonction de la réponse à la question : "Avec qui es-tu - l’Occident ou la Russie ?" que le prix du gaz naturel est fixé� Nul n’ignore que, dans sa tactique, l’Azerbaïdjan essaie de "servir deux maîtres à la fois". Quoi qu’il en soit, on sait très bien qu’il n’y a pas d’équilibre idéal dans la politique internationale. Aussi, à l’issue de nouvelles négociations avec l’Occident et la Russie, la balance a-t-elle penché, de toute évidence, du côté de l’Occident� Comme résultat, dès l’année prochaine, nous devrons oublier petit à petit l’électricité et le gaz naturel de Russie" (Zerkalo, 22.11).

La presse accuse le monopole russe Gazprom de dresser spécialement des obstacles aux exportations de gaz naturel depuis l’Azerbaïdjan vers la Turquie. "Pour 2007, la Russie envisage de livrer à l’Azerbaïdjan un milliard et demi de mètres cubes de gaz naturel. Cette décision est liée à la mise en exploitation prochaine du gazoduc Bakou-Tbilissi-Erzurum que l’Azerbaïdjan entend utiliser pour transporter le gaz de son gisement de Shahdeniz vers la Géorgie et la Turquie et par la suite, dans un proche avenir, vers les pays d’Europe� La Russie oblige l’Azerbaïdjan à faire un choix crucial : soit payer deux fois plus cher le gaz russe soit renoncer à la vente de son gaz à la Turquie" (525-ci qezet, 25.11).

KAZAKHSTAN

Les médias accueillent avec méfiance les informations selon lesquelles, dans sa lettre posthume, Alexandre Litvinenko aurait accusé le président russe d’être à l’origine de sa mort. La lettre ayant été lue après le décès de l’ex-agent des services secrets russes, les journalistes supposent qu’elle a pu être fabriquée par des personnes intéressées à ternir l’image de marque de Vladimir Poutine. "L’ex-officier du FSB avait suffisamment de temps pour accuser le Kremlin de sa mort. Il avait des chances d’être cru. Mais il est resté silencieux... Litvinenko mourrait suffisamment lentement pour pouvoir démasquer n’importe qui... D’autres sont aujourd’hui obligés de mentir à sa place : Berezovski, Zakaïev et tous ceux avec qui l’ex-officier était proche ou avait des liens de son vivant" (Nomad, 28.11).

KIRGHIZIE

La presse constate un regain de xénophobie et de néonazisme en Russie en relatant l’existence malheureuse des travailleurs immigrés réduits à l’état d’esclavage. "Les Kirghizes et les Ouzbeks ne quittent pratiquement pas leurs postes. Ils dorment à même des matelas sans draps ni couvertures... Ils sont venus à Moscou dans l’espoir d’un bon salaire... mais cela fait trois mois qu’ils ne reçoivent pas d’argent, si ce n’est quelques sous pour acheter du pain. Un employeur doit à son équipe 200.000 roubles, mais son téléphone ne répond pas" (Obchtchestvenny Reïting, 24.11).

OUZBEKISTAN

Les analystes constatent que Moscou prépare un nouveau concept d’assistance à l’intention de certains pays de la CEI prêts à mener une politique amicale vis-à-vis de la Russie. "L’assistance économique que Moscou accordera à d’autres pays est censée lui rapporter des dividendes politiques et contribuer à forger son image positive de pays donateur... Le Tadjikistan, la Kirghizie et l’Ouzbékistan seront les premiers bénéficiaires de cette aide... L’assistance ne sera pas désintéressée. Elle sera conditionnée par la politique amicale à l’égard de la Russie (Ferghana.ru, 23.11).

TADJIKISTAN

A la veille du sommet de la CEI à Minsk, certains périodiques font état des désaccords entre les différents membres de la communauté. Sur fond de dégradation continue des relations avec Moscou, Alexandre Loukachenko cherche à entrer dans les bonnes grâces de l’Ukraine et multiplie les critiques à l’égard de la Russie. "Le leader biélorusse qui avait à plusieurs reprises critiqué la "révolution orange" a dit qu’il avait toujours sympathisé avec Viktor Iouchtchenko. S’il existait un Etat Biélorussie-Ukraine, a affirmé Alexandre Loukachenko, tout le monde compterait avec lui... Mais, en évoquant les rapports fraternels des peuples biélorusse et ukrainien et les échanges économiques solides entre les deux pays, Loukachenko abordait sans cesse un autre sujet, celui de la sécurité énergétique de la Biélorussie. "Avec son pétrole et son gaz, la Russie cherche à tenir la Biélorussie en bride", a-t-il déclaré" (Asia-Plus, 27.11).


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