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Les pôles de compétitivité souffriraient de leur "jeunesse"

Le Monde, avec AFP

jeudi 7 décembre 2006, sélectionné par Spyworld

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Les pôles de compétitivité doivent améliorer leur positionnement à l’international et leurs membres doivent s’y impliquer davantage, notamment en matière de recherche et développement, pour aboutir à de meilleurs résultats, estime une étude du cabinet d’audit KPMG.

Labellisés par le gouvernement en juillet 2005, "les pôles de compétitivité souffrent encore de leur jeunesse", selon le cabinet d’audit. "Les entreprises sont toujours en phase d’observation et 30 % des personnes interviewées jugent que le taux d’actions réalisées, développement des innovations et partenariats interindustries ou industrie/recherche, est encore très faible", explique le cabinet.

Selon l’étude, "la réussite se mesurera sur trois critères concrets : chiffre d’affaires, marges et développement de nouveaux marchés" pour les entreprises présentes sur ces pôles. Il faudra pour cela améliorer le positionnement des pôles à l’international, estime KPMG, car pour l’instant "la stratégie internationale et la veille concurrentielle sont insuffisamment maîtrisées", et le "positionnement sur les marchés internationaux n’est pas encore inscrit dans leur ’routine’ de fonctionnement".

"OPTIMISTES QUANT AUX VERTUS DU CONCEPT"

Les pôles devraient également intégrer des écoles de commerce dans leurs instances de gouvernance pour disposer de meilleures ressources en marketing et trouver plus de débouchés aux projets développés.

Par ailleurs, les entreprises, qui se voient encore bien souvent comme concurrentes, doivent plus et mieux coopérer, notamment dans la recherche et développement. "Le processus long, trop lourd et pas assez transparent" de l’attribution des aides aux projets par les autorités doit également être amélioré, a également estimé Jacky Lintignat, directeur général de KPMG.

Les entreprises restent cependant "optimistes quant aux vertus du concept" des pôles et prévoient en outre de s’y impliquer dans les années à venir, selon KPMG. Cette étude a été réalisée auprès de 158 acteurs (entreprises, gouvernance, centres de recherche et de formation) de quarante pôles de compétitivités, sur les soixante-six que compte la France.


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