mercredi 18 octobre 2017

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Drôles de tests pour les antimissiles russes

RIA Novosti

jeudi 7 décembre 2006, sélectionné par Spyworld

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Les militaires russes ont effectué hier un tir d’essai d’un antimissile d’interception rapprochée PRS-1 depuis le polygone de Sary-Chagan, au Kazakhstan. Sa durée de service sera prolongée d’encore deux ans et demi et atteindra 20 ans au total. Pourtant, le tir d’hier n’a confirmé que la capacité du missile à voler et non pas à intercepter réellement des ogives nucléaires ennemies.

Le PRS-1 a mis cinq secondes pour atteindre une altitude de 30 km, après quoi il s’est annihilé. Les militaires ont conclu que l’objectif du test avait été atteint : le missile fabriqué au siècle dernier n’a pas désappris à voler. Au début, le ministère de la Défense se proposait d’effectuer un test global de l’ensemble du système de défense antimissile, à l’instar des Etats-Unis. Pour ce faire, il était envisagé de lancer un missile cible depuis Kapoustine Yar (région d’Astrakhan) en direction de Sary-Chagan. Ce test pourrait être considéré comme efficace, quel qu’en soit le résultat : si l’antimissile interceptait la cible, on pourrait conclure que le système existant est efficace, et si la cible restait intacte, cela signifierait que les ogives russes sont invulnérables.

Puisque le missile cible n’a pas été fabriqué à temps et qu’il était impossible de reporter le test à plus tard (tel est le critère impératif pour prolonger la durée de service des antimissiles), les militaires ont tiré dans le vide. Résultat : la durée d’exploitation du PRS-1 a été prolongée d’encore deux ans et demi et constitue actuellement 20 ans, deux fois plus que lui avaient accordé ses concepteurs.

Le PRS-1 est l’unique type d’antimissile intégré dans le système de défense de la Région industrielle centrale. Les antimissiles d’interception longue portée A-925 ont vieilli et sont pour cette raison retirés du service et démantelés (trois missiles de ce type sont appelés à être démontés cette année). Par la suite, selon un représentant du ministère de la Défense, l’évolution du système de défense antimissile reposera sur un nouveau concept de développement du système de défense aérospatiale adopté en avril pour la période allant jusqu’en 2016 et à plus long terme. Ce document ne prévoit ni modernisation des fonctions des antimissiles existants, ni élaboration de nouveaux antimissiles. La réalisation des objectifs fixés aux antimissiles à démanteler doit donc être assumée par les armes actuellement à l’étude, destinées à équiper les systèmes S-300VM Anteï-2500 et S-400 Triumf.


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