jeudi 19 octobre 2017

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La vidéosurveillance mise sur pause

Mickaël Bosredon, 20minutes.fr

vendredi 8 décembre 2006, sélectionné par Spyworld

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Faut-il revenir sur la vidéosurveillance ? Depuis les événements du 11 septembre 2001, les caméras se sont largement répandues dans les couloirs du métro et du RER. Sans remise en cause. Aujourd’hui, après qu’environ 80 millions d’euros ont été investis en quatre ans dans ce domaine, plusieurs élus franciliens de gauche siégeant au Stif (Syndicat des transports d’Ile-de-France) réclament une pause dans le programme de vidéosurveillance 2002-2007. Face à une majorité divisée sur le sujet, Jean-Paul Huchon (PS) a préféré retirer une délibération portant sur l’affectation de 13 millions d’euros à la RATP et la SNCF, qui aurait dû passer devant le conseil d’administration du Stif mercredi prochain. Le président du Stif espère représenter cette délibération en janvier. Mais pour cela, il lui faudra convaincre dans son camp.

« On a mis le doigt là où ça fait mal », estime Alain Amedro, président (Verts) de la commission investissements au Stif. « Nous sommes plusieurs dans la majorité à nous interroger sur l’efficacité de la vidéosurveillance dans la lutte contre la délinquance. Nous n’avons aucune étude et malgré cela nous dépensons des millions depuis des années. N’y a-t-il pas d’autres priorités pour les transports en Ile-de-France ? Donc, nous demandons une pause. Nous aurions dû avoir cette démarche responsable bien avant. » Le PC lui fait écho : « Si la vidéosurveillance est une solution, elle ne doit pas être systématique, surtout si l’on n’a pas d’éléments montrant son efficacité », analyse Jean Brafmann, membre de la commission des transports. Roger Karoutchi, leader de l’UMP au conseil régional, est furieux. « J’espère qu’Huchon n’est pas en train de céder à la pression des Verts pour qu’ils votent le budget. La remise en cause de la vidéosurveillance est un acte d’agression du processus de rétablissement de la sécurité dans les transports. Elle a pourtant fait ses preuves, en permettant d’élucider nombre d’actes de violence. » Ce programme quinquennal de vidéosurveillance est quasiment achevé côté SNCF, qui a presque terminé d’équiper ses 123 gares prioritaires. La RATP, elle, doit encore installer 1 500 caméras pour atteindre son objectif de 6 500 caméras sur son réseau d’ici à la fin 2007.

Et quid des prochaines années ? Après les attentats de Londres et Madrid, le gouvernement a fait passer de nouveaux décrets en début d’année, exigeant le renforcement de la vidéosurveillance dans les transports. Mais sans financement...


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