mardi 12 décembre 2017

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Les spécialistes français de la sécurité "blackboulent" le Blackberry

AFP

vendredi 22 avril 2005, sélectionné par Spyworld

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PARIS, 22 avr 2005 (AFP) - Les spécialistes français de la sécurité déconseillent fortement aux hauts fonctionnaires et aux cadres l’utilisation du Blackberry, qui permet de recevoir en temps réel leurs e-mails professionnels ou privés sur leur téléphone mobile, en raison de son manque de discrétion. "Blackberry est largement utilisé a travers le monde et bénéficie d’une grande confiance de ses utilisateurs. Nous travaillons en ce moment avec le gouvernement français pour obtenir une certification des dispositifs sans fil", a déclaré vendredi soir à l’AFP la direction de Blackberry. Elle a assuré que les gouvernements australien, américain et canadien lui avaient offert une telle certification.

Au cours d’un séminaire sur les "menaces d’investigations extérieures", organisé mercredi et jeudi à Paris par l’Institut des hautes études de défense nationale (IHEDN), des responsables de la sécurité dans de grandes entreprises ou des services secrets ont relevé la vogue croissante en France du Blackberry.

Lancé en Amérique du Nord en 1999 par la firme canadienne Research In Motion (RIM), puis progressivement en Europe deux ans plus tard, cet appareil un peu plus gros qu’un téléphone portable est apparu en France en 2002, distribué par l’opérateur SFR. Il serait actuellement utilisé par plusieurs milliers de personnes en France, selon ces spécialistes.

Blackberry, déjà vendu à deux millions de personnes dans le monde, est pour le moment unique sur ce marché. Il permet d’accéder, via le GPS, aux comptes de messagerie identifiés par son utilisateur ainsi qu’aux bases de données de l’entreprise, pour quelques dizaines d’euros par mois en plus du prix de l’appareil (400 euros environ) et du logiciel serveur à installer dans le système informatique de l’entreprise.

Alertés sur des risques de captation de messages ou de données confidentielles transportés par Blackberry, des grands ministères et des groupes français internationaux ont déjà interdit à leurs hauts fonctionnaires ou à leurs cadres d’utiliser ce système dans leurs activités professionnelles.


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