vendredi 20 octobre 2017

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Le calcul du risque terroriste du DHS prend l’eau

Marc Olanié, Réseaux & Télécoms

jeudi 14 décembre 2006, sélectionné par Spyworld

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Jim O’Brien n’est pas n’importe qui, puisqu’il porte fièrement le titre de « Director of the Office of Emergency Management and Homeland Security » du Comté de Clark, alias Sin City, alias Las Vegas. Et ce docte spécialiste, dans les colonnes de CQ nous apprend comment sa « maison mère », le DHS, évalue les risques, évaluations qui serviront ensuite à saupoudrer un budget de quelques 700 millions de dollars. « Il faut notamment extraire la racine carrée des intentions terroristes »... « J’ai tout de même un diplôme de physique et suis sensé comprendre les formules » précise l’intéressé. Mais là, son bon sens scientifique ne peut parvenir à saisir le mystère de la racine carrée de l’intention d’un tiers. Le reste est du même tonneau, continue l’homme sécurité. On parle de« facteur d’attraction », de choses frisant l’intangible, autant de « points scientifiquement établis » qui ont fait de Vegas une ville classée « haut risque terroriste ». Une classification qui, comme par hasard, ne tient compte ni de la proximité de la base de l’Air Force de Nellis (le fameux Red Flag des films Top Gun et Hot Shot) ou du célèbre barrage Hoover *.

*NdlC Note de la Correctrice : Barrage ainsi nommé en l’honneur d’Herbert Hoover, Secrétaire du Commerce à l’époque, ingénieur des Mines, membre de la Société des Ingénieurs Civils de France entre autres choses, qui appuya de tout son poids ce projet de construction. Hoover, talentueux scientifique, a très mal tourné, puisqu’il finit Président des Etats-Unis. Ca, c’est ce que racontent les encyclopédies en ligne. Malgré cette dérive politicienne regrettable, il fut, avec son épouse Lou-Henry (enfin, je parie que c’est surtout elle qui s’est appuyé tout le boulot, vu qu’elle était germaniste distinguée), le premier traducteur du De Re Metallica, Livre XII de Georgius Agricola. Bien que critiqué par les spécialistes, qui reprochent aux auteurs d’avoir utilisé non pas l’original en latin, mais une traduction en langue vulgaire (allemand du XVIeme), ce pavé fut longtemps la seule source sérieuse utilisée par les archéologues du polymétallique médiéval. Et çà, c’est pas dans Wikipedia qu’on risque de l’apprendre. C’est chouette, la sécurité, on y découvre des trucs encore plus fous que dans la rubrique de Frémion !

NdlR Note de la Rédaction : cherchons correctrice moins bavarde. Envoyer CV et prétentions au journal. Aille ! c’était pour rire !


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