jeudi 14 décembre 2017

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Une « bombe sale » pourrait causer de graves dommages économiques

Jim Bronskill, Presse Canadienne

mercredi 3 janvier 2007, sélectionné par Spyworld

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Les services canadiens de renseignement trouvent « plutôt surprenant » que des terroristes n’aient pas encore fait exploser une bombe radioactive rudimentaire, étant donné la disponibilité du matériel requis pour la fabriquer, et la facilité avec laquelle ce matériel pourrait être transformé en arme meurtrière.

Selon une étude du Service canadien du renseignement de sécurité (SCRS) qui vient d’être dévoilée, une « bombe sale » est le moyen le plus vraisemblable de disséminer délibérément des radiations mortelles.

Mais toujours selon cette étude, dont la Presse Canadienne a obtenu copie en vertu de la Loi sur l’accès à l’information, « un groupe terroriste déterminé et ingénieux » pourrait se livrer à des formes plus élaborées d’attaque nucléaire ou radiologique. Des extrémistes pourraient acquérir un engin explosif nucléaire existant, élaborer une arme improvisée à partir de matériel trouvé sur le marché noir ou saboter des installations nucléaires dans le but de causer une fuite radioactive.

Pour arriver à cette évaluation des menaces, le SCRS se fie principalement à des résultats de recherches déjà publiées.

Une bombe radioactive de fabrication artisanale pourrait consister en un explosif conventionnel auquel on aurait ajouté du matériel radioactif qu’on trouve couramment dans les laboratoires d’universités, les centres de traitement contre le cancer, les établissements de recherche ou les sites industriels.

L’explosion d’un tel engin, sans faire énormément de victimes initialement, pourrait contaminer une vaste superficie, suscitant la panique et le chaos, notamment économique.

Le SCRS note par ailleurs que les buts des terroristes ne seraient plus d’infliger des pertes massives en vies humaines, mais plutôt de causer de graves dommages économiques.

Cependant l’étude ne permet pas d’évaluer la réelle probabilité d’une attaque radiologique ou nucléaire, estime le professeur Wade Deisman, criminologue et directeur du projet de sécurité nationale de l’Université d’Ottawa.


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