dimanche 22 octobre 2017

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Israël : le gouvernement a voté des coupes budgétaires

Alexandre Yudkewicz, a7fr.net

lundi 8 janvier 2007, sélectionné par Spyworld

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Le gouvernement réuni en Conseil des ministres a approuvé ce dimanche, 7 janvier 2007, un réajustement budgétaire consistant en 800 millions de shekels de coupes budgétaires, afin de financer les besoins du ministère de la Défense. Amir Péretz, qui a voté contre cette mesure, risque pourtant d’en être considéré comme le responsable aux yeux de l’opinion.

A priori, les ajustements budgétaires discutés en Conseil des ministres ne devaient pas susciter de discussions passionnées. Le budget 2007 adopté la semaine passée au parlement ne tenait pas compte de certains besoins spécifiques, notamment le financement des programmes d’aide à l’enfance en difficulté, celui des accords de coalition et, surtout, les suppléments de budget exigés par l’armée et le ministère de la Défense.

Or Amir Péretz, qui en toute logique aurait dû approuver l’augmentation exceptionnelle du budget du ministère dont il a la charge, s’est trouvé fort marri de ce qu’il a considéré être une manœuvre conjointe d’Ehoud Olmert et de son ministre des Finances, Avraham Hirshzon. « Vous avez créé une situation dans laquelle les coupes budgétaires sont de mon fait », s’est plaint Amir Péretz, « tandis que les suppléments budgétaires dégagés semblent émaner de vous », a-t-il poursuivi, dénonçant la façon dont ces coupes budgétaires ont été présentées.

Or c’est bien le même Amir Péretz qui en tant que responsable du budget de la Défense a justifié aux autres ministres du gouvernement le bien-fondé du surplus budgétaire exigé par son ministère : « La guerre du Liban a révélé d’immenses lacunes dans notre système de défense », a affirmé Péretz, accusant : « plusieurs ministres parmi mes prédécesseurs ont contribué à cet échec auquel je dois aujourd’hui me confronter. » Néanmoins, l’ancien syndicaliste s’est opposé au réajustement budgétaire du fait même de la manière dont il a été présenté en Conseil des ministres. En réalité, Amir Péretz est une bête politique aux abois, un animal traqué, coincé entre ses échecs à la tête du ministère de la Défense, les exigences du programme socio-économique du parti travailliste et les ambitions à présent déclarées de Ehoud Barak et Ehoud Yatom, pour le remplacer à la tête de sa formation politique.

Le ministre des Industries, Fouad Ben Eliezer, qui a présenté en Conseil des ministres la position officielle du parti travailliste a déclaré à ses pairs : « il y a bien en effet nécessité de renforcer le budget de la Défense, d’autant plus qu’une confrontation militaire supplémentaire est à prévoir. Néanmoins, il convient avant tout de discuter des coupes budgétaires avec les ministres concernés. »

Les ministres du parti travailliste et ceux du parti orthodoxe sépharade Shass se sont abstenus, tandis que 13 ministres adoptaient la proposition et deux autres –parmi lesquels Péretz- ont voté contre. Ainsi, quatre jours seulement après avoir présenté le budget à la Knesset, qui l’a approuvé, le gouvernement a décidé de modifications substantielles : l’ajout de 675 millions de shekels au budget de la Défense, de 80 millions pour l’enfance défavorisée, et de 115 millions pour financer diverses mesures induites par la réalisation des accords de coalition. L’ensemble des sommes réallouées représente une diminution de 3.5% des autres lignes budgétaires.


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