mercredi 18 octobre 2017

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Le nouveau "tsar" du renseignement américain

Eric Leser, le Monde

mardi 9 janvier 2007, sélectionné par Spynews

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J’ai l’intention de continuer à mettre l’accent sur l’intégration de notre communauté de renseignement", a affirmé, vendredi 5 janvier, le vice-amiral Michael McConnell à la Maison Blanche, après avoir été nommé directeur national du renseignement. Il a pour tâche de faire travailler ensemble les seize agences fédérales opérant dans le domaine du renseignement. "Cela veut dire un meilleur partage de l’information, une amélioration des procédures de sécurité, une plus grande pénétration de nos cibles afin de fournir les informations nécessaires à la prise de décisions tactiques, stratégiques et opérationnelles."

Le principal handicap du nouveau "tsar" du renseignement, expression utilisée par Washington, est d’être un militaire, un de plus, appelé à jouer un rôle majeur dans l’infrastructure du renseignement qui, par tradition, était aux mains des civils.

Il y a sept mois, l’arrivée de l’amiral Michael Hayden à la tête de la CIA (Agence centrale de renseignement) a provoqué des grincements de dents dans une institution dont la rivalité avec le département de la défense est historique. S’il n’a pas l’expérience de l’appareil administratif et le poids politique de son prédécesseur, l’atout de Michael McConnell est d’être un professionnel du renseignement. Il a dirigé de 1992 à 1996, sous la présidence de Bill Clinton, la NSA, l’agence chargée des écoutes dont le budget secret est estimé à près de dix fois celui de la CIA.

Né à Greenville en Caroline du Sud, diplômé d’économie et d’administration publique, M. McConnell devient officier de marine en 1967 puis agent de renseignement au Vietnam, au Japon et au Moyen-Orient. Lors de la première guerre du Golfe en 1991, il est le conseiller du général Colin Powell, alors chef de l’état-major combiné. Après son départ à la retraite en 1996, il devient responsable de la sécurité informatique puis vice-président du cabinet de conseil Booz Allen Hamilton. Sa nomination doit être confirmée par le Sénat.


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