lundi 11 décembre 2017

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L’Otan maintient le cap de 2010 pour développer un nouveau système radar

AFP

jeudi 28 avril 2005, sélectionné par Spyworld

L’Otan a signé jeudi un premier contrat important en vue de se doter d’ici 2010 d’un système radar aéroporté capable de repérer et tracer des cibles au sol, un programme d’acquisition estimé dans sa totalité à "près de 4 milliards d’euros", selon des responsables.Ce contrat initial, d’une valeur de 23 millions d’euros, a été signé avec un consortium d’industriels de l’armement, dont l’Américain Northrop Grumman et l’Européen EADS, au siège de l’Alliance à Bruxelles, en marge d’une conférence des directeurs nationaux de l’armement des 26 pays membres de l’Otan.Outre Northrop Grumman et EADS, le consortium industriel baptisé TIPS ("Transatlantic Industrial Proposed Solution" ou "solution proposée par les industries transatlantiques"), comprend le Français Thales, l’Italien Galileo Avionica, le Canadien General Dynamics et l’Espagnol Indra, ainsi qu’une multitude de sociétés sous-traitantes.Le consortium avait été sélectionné en avril 2004 par l’Otan pour concevoir et développer ce système.L’objectif est de doter l’Otan d’une capacité aérienne commune de surveillance terrestre (AGS - Alliance Ground Surveillance) grâce à la conception d’un nouveau radar ultra-performant qui "sera à terme intégré à des avions et à des véhicules aériens sans pilote" (UAV), selon un communiqué.Le contrat signé jeudi représente une première étape avant le lancement à proprement parler de la phase de conception et de développement du programme AGS que l’Otan espère débuter fin 2005 ou début 2006. Cette deuxième phase est évaluée à 500 millions d’euros.Au total, le coût de ce programme inédit est estimé à près de 4 milliards d’euros, soit "l’un des programmes d’acquisition les plus coûteux jamais entrepris par l’Alliance atlantique et aussi l’un des plus sophistiqués, sur le plan technologique", selon le communiqué.L’Otan possède déjà une flotte de 17 avions-radar de type E-3 Awacs pour assurer la protection de son espace aérien.Mais le nouveau système doit permettre à l’Alliance de disposer également d’imagerie radar capable de détecter et tracer des cibles au sol, par exemple des mouvements de troupes.L’offre du consortium repose sur une combinaison d’avions de ligne Airbus A321 modifiés et de "drones" (appareils sans pilote) dérivés du "Global Hawk" américain pour observer le sol depuis le ciel. Avions et drones doivent être équipés d’un radar AGS, le TCAR, dans deux versions différentes."L’objectif reste, malgré de légers retards dans le programme, de disposer d’une capacité AGS commune initiale vers 2010", a affirmé un haut responsable de l’Otan sous couvert d’anonymat, tout en concédant que l’Otan ne disposerait pas forcément à ce moment là "de tous les avions" prévus.Le contrat a été signé au nom du consortium par le vice-président de Northrop Grumman Integrated Systems Alan Doshier, en présence du secrétaire général adjoint de l’Otan l’Italien Alessandro Minuto Rizzo, et d’un parterre de hauts responsables de l’Alliance, ainsi que d’un vice-président d’EADS, Tom Enders.L’acquisition d’un système AGS est une priorité pour l’Otan depuis dix ans. Mais elle peinait à se concrétiser, notamment en raison des montants en jeu et des répercussions industrielles.Le dossier avait toutefois été relancé lors du sommet de l’Otan à Prague, en novembre 2002, les chefs d’Etat et de gouvernement ayant alors fixé pour objectif la mise en service d’un tel système appartenant en propre à l’alliance militaire et opéré en commun, à l’image de sa flotte d’Awacs.


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