mardi 17 octobre 2017

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Cheney justifie l’espionnage bancaire

Radio-Canada.ca

lundi 15 janvier 2007, sélectionné par Spyworld

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Le vice-président Dick Cheney admet que le Pentagone et la CIA espionnent les transactions bancaires de citoyens et de résidents du pays, sans l’aval de la justice. Il confirme ainsi l’information révélée dimanche par le quotidien New York Times.

Le numéro deux de la Maison Blanche soutient que, ce faisant, les services d’espionnage et l’armée ne violent pas les droits des citoyens, car ils doivent agir ainsi pour protéger les installations militaires d’éventuels actes terroristes.

« C’est une activité parfaitement légitime. Il n’y a rien de mal ou d’illégal, cela ne viole pas les droits civiques », a déclaré Dick Cheney sur la la chaîne de télévision Fox, ajoutant que « le département de la Défense est impliqué parce ce que nous avons des centaines de bases aux États-Unis qui sont des cibles potentielles pour les terroristes ».

Selon Dick Cheney, cette pratique ne brime pas les droits de la personne, puisque les institutions bancaires peuvent refuser de communiquer l’information et contester les requêtes devant les tribunaux. Cette pratique, dit-il, est justifiée par le Patriot Act, la loi fédérale adoptée au lendemain des attentats du 11 septembre 2001 pour renforcer les pouvoirs des autorités dans la lutte antiterroriste.

Le bras droit de Bush a précisé que la CIA et le Pentagone obtenaient les relevés bancaires de certains Américains en envoyant aux institutions financières des lettres de sécurité nationale. Le FBI a également eu recours à ces fameuses lettres. La police fédérale en a délivré des milliers pour l’accès à des données financières d’individus, sans l’aval d’un juge.

Ce procédé est contesté en justice par les associations de défense des droits civiques qui parlent d’une intrusion dans la vie privée des Américains, tandis que les banques et autres institutions financières donnent volontairement accès à leurs données.

Les démocrates qui contrôlent désormais le Congrès comptent se saisir de l’affaire.


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